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Financement de campagnes : le FN et deux de ses dirigeants renvoyés en procès

Le parti, Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh sont soupçonnés d'avoir mis en place un système d'enrichissement frauduleux, lors des campagnes législatives et présidentielle de 2012.

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France Télévisions
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Devant le siège du Front national, à Nanterre (Hauts-de-Seine), en décembre 2015. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le FN et deux de ses dirigeants, Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh, sont renvoyé en correctionnelle dans l'enquête sur des soupçons d'enrichissement frauduleux aux frais de l'Etat, lors des campagnes de 2012. Les magistrats ont ordonné le renvoi du FN pour complicité d'escroquerie lors des législatives et recel d'abus de biens sociaux, selon l'AFP.

"Cela ressemble à une utilisation d'arguments judiciaires pour essayer de freiner une dynamique politique", a réagi sur franceinfo Florian Philippot, le vice-président du Front National, reprenant peu ou prou les arguments des soutiens de Nicolas Sarkozy, qui dénonçaient une manœuvre politique, quand le candidat a été renvoyé en correctionnelle dans l'affaire Bygmalion notamment.

Les enquêteurs intrigués par des factures

Ce sont les kits de campagne à destination des candidats frontistes lors des législatives de 2012 qui sont en cause. Les juges estiment qu'ils ont pu être surfacturés au détriment de l'Etat. "Tout est transparent", rétorque Florian Philippot. "Marine Le Pen n'est pas mise en examen. Les comptes de campagne de la présidentielle de 2012 ont été validés et remboursés par l'Etat, contrairement à Nicolas Sarkozy. On n'est pas là dans une affaire de dissimulation."

Dans le détail, comparaîtront trois personnes morales (le FN, la société Riwal, et Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen) ainsi que sept personnes physiques, parmi lesquelles le trésorier Wallerand de Saint-Just et l'un de ses vice-présidents, Jean-François Jalkh. Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, est également renvoyé devant la justice. La date du procès n'est pas encore connue. Mais il ne devrait pas intervenir avant l'élection présidentielle de 2017.

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