Remaniement du gouvernement : que vont devenir les ministres de l'équipe Castex ?

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Il y a ceux qui veulent rester, ceux qui visent une circonscription aux législatives et ceux qui veulent tourner la page de la politique. Tous attendent l'annonce du nouveau gouvernement : le Brief politique avec Saveria Rojek.

Article rédigé par
Saveria Rojek - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Jean Castex le 8 mai 2022. (JULIEN MATTIA / LE PICTORIUM / MAXPPP)

Après la garden party jeudi 11 mai dans les jardins de Matignon, c'est l'heure des cartons pour les membres du gouvernement. Que vont devenir les ministres de l'équipe Castex ? Ils le savent, il faut s'attendre à un grand changement. Le président a la volonté de remplacer en profondeur le gouvernement pour "donner un nouveau souffle", nous expliquait jeudi un conseiller de l'Elysée. Une dizaine de noms a même déjà été soumise à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Pas de quoi rassurer la quarantaine de ministres et de secrétaires d'Etat suspendus depuis des jours à la fumée blanche de l'Elysée. Car nombreux sont ceux, bien sûr, qui veulent rempiler. Mais ils seront peu à rester.

Les législatives en arrière-plan

On peut classer les ministres du gouvernement sortant en trois catégories. Il y a les ministres qui veulent continuer mais qui ne se présentent pas aux législatives. Certains le font par cohérence, comme Bruno Le Maire, qui a déjà fait trois mandats, d'autres pour cause de respect du non-cumul. Par exemple Sébastien Lecornu, maire de Vernon et président du conseil départemental de l'Eure. D'autres encore car ils ont été échaudés par des campagnes passées compliquées, comme le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti. Parmi ceux qui veulent absolument rester. Certains estiment qu'ils ont déjà la confiance du président, qu'ils n'ont donc pas besoin de l'onction démocratique, comme Julien Denormandie ou encore Marlène Schiappa.

Ensuite, il y a ceux qui, au contraire, veulent y aller. Et là, les cas de figure divergent. Ce serait une formalité pour certains, notamment Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, qui retourne dans la 10e circonscription du Nord. Ce sera beaucoup plus rude pour d'autres, comme Jean-Michel Blanquer, qui se présente pour la première fois, dans la 4e circonscription du Loiret.

Et puis il y a ceux qui s'en vont. Ils sont venus à la politique et aujourd'hui, ils s'en éloignent. C'était une mission, un engagement ponctuel, mais pas un métier. Certains veulent retourner dans le privé. Mais ils vont devoir là encore se plier aux règles de moralisation de la vie publique. Ainsi, Jean-Baptiste Djebbari, cet ancien pilote, se rêve à la tête d'Air France. Mais en tant qu'ancien ministre des Transports, "ça n'existe pas", nous confirme un conseiller ministériel. Autre cas de figure Cédric O, le discret secrétaire d'État au Numérique. Le cofondateur de la marche est un historique de la Macronie, proche du président. Et malgré un CV impeccable – diplôme de HEC, plusieurs années chez Safran – il pourra difficilement se recaser dans le secteur du numérique. Là encore pour éviter tout conflit d'intérêts.

Le chiffre du jour, c'est le nombre de ministres candidats aux législatives. Ils sont 22 à se lancer. Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, rempile dans la seconde circonscription de la Somme, là ou elle est déjà élue. Première candidature, en revanche, pour Elisabeth Moreno, la ministre chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, elle est candidate dans la neuvième circonscription des Français de l'étranger.

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