Le brief politique , France info

Le brief politique. Emmanuel Macron, 400 parrainages et 4 millions d'euros de dons au compteur

En cette fin d'année 2016, le brief politique dresse un état des lieux des principaux candidats à l'élection présidentielle. Mardi, focus sur Emmanuel Macron.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Emmanuel Macron lors d\'un meeting en Guadeloupe, le 16 décembre 2016
Emmanuel Macron lors d'un meeting en Guadeloupe, le 16 décembre 2016 (HELENE VALENZUELA / AFP)

Pour la dernière semaine de l'année 2016, le brief politique dresse un état des lieux des principaux candidats à l'élection présidentielle. Mardi, focus sur celui qui réalise une belle percée ces dernières semaines : Emmanuel Macron. D’après un sondage Odoxa pour franceinfo révélé le 23 décembre, 55% des Français estiment que l'ancien ministre de l'Économie ferait un meilleur président que François Fillon !

Marcheurs et dons : la "fusée Macron"

Depuis sa déclaration de candidature le 16 novembre, Emmanuel Macron marque les esprits. Le 10 décembre, il réussit une démonstration de force en réunissant plus de 10 000 personnes porte de Versailles à Paris. La fin de son discours, où il hurle à pleins poumons, a fait le tour du web. Depuis, le candidat apprend à placer sa voix avec un chanteur d'opéra. Car Emmanuel Macron ne laisse rien au hasard... 

Son mouvement En Marche revendique fin décembre 120 000 membres. Cette petite armée de volontaires et d’élus devrait lui permettre de décrocher assez facilement ses parrainages : il en compte déjà plus de 400 sur les 500 requis. L’argent rentre, lui aussi : fin décembre, le candidat affiche au compteur 4 millions d'euros de dons. On le surnomme "la fusée Macron". Ses ennemis parlent d’une bulle médiatique. 

Programme libéral, programme social

Emmanuel Macron casse tous les codes de la politique française. Il est jeune, 38 ans à peine. Il est moderne. Il n’a jamais été élu. Il adore s'attaquer aux totems de la gauche : les 35 heures, le droit du travail, le statut des fonctionnaires. Et il n'a pas honte de le dire : "Je ne suis pas socialiste", a-t-il lâché en août dernier.

Emmanuel Macron n’est pas de droite non plus. À l'affrontement droite-gauche, il préfère l'affrontement conservateurs-progressistes. Et comme beaucoup de personnalités politiques, il est opportuniste, allant jusqu'à adresser un appel direct aux supporters d'Alain Juppé à voter pour lui, le soir-même de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite.  

Afin de séduire tout le monde, le projet d'Emmanuel Macron se teinte de notes libérales et sociales. Réduire les charges pour les entreprises, assouplir les 35 heures... Pour compenser, le "candidat du travail" veut supprimer les cotisations chômage et maladie des salariés : une mesure dont le gain est estimé à 500 euros par an pour un couple touchant le smic.

De Perreux-sur-Marne à Berlin

Souhaitant mettre en avant la solidarité intergénérationnelle, Emmanuel Macron sera en déplacement vendredi 30 décembre au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), où il ira voir une mamie qui héberge des étudiants. Le candidat effectuera sa rentrée le 6 janvier avec un meeting à Nevers. Le 7 janvier, il sera à Clermont-Ferrand. Emmanuel Macron est également attendu à Berlin les 10 et 11 janvier pour un discours sur l’Europe. Un grand meeting en région est également prévu mi-janvier.

La note du brief

C'est un 13/20 pour François Hollande pour sa constance et sa modestie. Alors que le chômage a enregistré en novembre un troisième mois consécutif de baisse, alors que la courbe commence à s'inverser, le chef de l'État s'est félicité du travail "engagé mais pas accompli".

Emmanuel Macron lors d\'un meeting en Guadeloupe, le 16 décembre 2016
Emmanuel Macron lors d'un meeting en Guadeloupe, le 16 décembre 2016 (HELENE VALENZUELA / AFP)