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Calendrier sur l'état d'urgence sanitaire : les Républicains vont continuer à ferrailler

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Si les députés ont finalement prolongé l'état d'urgence sanitaire jusqu'à mi-février, les Républicains entendent bien poursuivre leur offensive.

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Radio France
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Bruno Retailleau, président du groupe des Républicains au Sénat, le 21 octobre 2020, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Les députés ont finalement rétabli mercredi 4 novembre le calendrier sur l'état d'urgence sanitaire, pour lutter contre la crise sanitaire liée au coronavirus Covid-19, qui sera prolongé jusqu'à mi-février mais les Républicains qui ont mené le combat vont continuer à ferrailler.

Le texte poursuit en effet ses navettes et arrive devant le Sénat jeudi. En général, l'opposition présente ce que l'on appelle une "motion de rejet" pour acter les désaccords avec l'Assemblée. Cette fois-ci, les Républicains veulent faire durer le plaisir : ils vont à nouveau voter le texte rejeté par le gouvernement. Soit une fin de l'état d'urgence avancé de 15 jours, le 31 janvier, et un amendement prévoyant que le reconfinement ne pourra être autorisé que par la loi au-delà du 8 décembre. Un nouvel épisode, donc, même si l'Assemblée aura le dernier mot avec un vote définitif samedi.

Les sénateurs poursuivront leur offensive

Le Sénat, majoritairement à droite, va d'ailleurs poursuivre son offensive dans les semaines qui viennent. Les occasions ne manqueront pas : nouveau budget rectificatif 2020, budget 2021, budget de la sécurité sociale... Avec, à la clef, des dizaines d'amendements à la clef, pour remettre la réforme des retraites au goût du jour ou limiter l'Aide médicale d'État pour les sans-papiers. "On ne laissera pas le gouvernement se cacher derrière la crise sanitaire", explique Bruno Retailleau, le chef de file des sénateurs LR.

Les députés LR veulent aussi en découdre, avec, en vue également, une bataille d'amendements sur le budget rectificatif, le quatrième de l'année. Et une niche parlementaire le 3 décembre avec toute une série de propositions de loi sur les thématiques du moment, sanitaire et sécuritaire. "Il y a une fragilité gouvernementale, on veut poser les questions qui fâchent, être poil à gratter", prévient le chef de file des députés Les Républicains. Mais Damien Abad reconnaît qu'il y a un juste équilibre à trouver "car LR est un parti de gouvernement".

La majorité dénonce l''irresponsabilité'' des Républicains

Ce faisant, les Républicains s'attirent les foudres de la Macronie : c'est "un bateau à la dérive", selon un cadre de la majorité pour qui le parti Les Républicains "quitte les partis de gouvernement", justement, "pour aller vers les partis populistes, en se rapprochant du Rassemblement national". "Totalement irresponsable dans la situation sanitaire", pour cet élu qui rappelle que les sénateurs voulaient rouvrir les boîtes de nuit il y a trois semaines. Commentaire acide d'un ministre : "À droite, la courbe de l'irresponsabilité croît aussi vite que celle du virus."

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