Transport aérien : la voie du redressement s’annonce longue et difficile pour Boeing

écouter (213min)

L’avionneur américain continue de souffrir des déboires de son long-courrier 787 Dreamliner et les résultats du groupe s’en ressentent largement.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un Boeing 787 sur le tarmac de l'aéroport de Tokyo (Japon). (YOSHIKAZU TSUNO / AFP)

Boeing a dévoilé hier ses résultats pour le deuxième trimestre et ce n’est pas brillant, c’est moins bien qu’attendu. Son chiffre d’affaires a reculé sur un an de 2% à 17 milliards de dollars (16,6 milliards d'euros) mais le bénéfice net, l’argent qui reste réellement dans les caisses, a lui été divisé par trois à 160 millions de dollars (150 millions d'euros). Certes, Boeing reste bénéficiaire, mais très légèrement et le repli est sévère.

Les déboires du 787 pèsent sur les comptes de l’entreprise 

Des vices de forme ont été découverts il y a deux ans sur la carlingue et les stabilisateurs du 787 Dreamliner. Les autorités américaines ont suspendu la commercialisation de l’appareil à deux reprises et les livraisons n’ont pas repris. Le groupe doit donc continuer d’amortir les retards en matière de trésorerie. Aux cinq milliards et demi d'euros déjà perdus, un coût supplémentaire est estimé à un plus de deux milliards pour cette année. Très lourd à absorber dans les comptes de l’entreprise déjà échaudée par deux catastrophes aériennes en 2018 et 2019. Deux crashs du 737 Max qui avaient entraîné la mort de 346 passagers.

Lueur d’espoir quand-même dans ce contexte très difficile : le salon mondial de l’aéronautique qui vient de se tenir à Farnborough, au Royaume-Uni, s'est plutôt bien soldé pour Boeing. Le constructeur aéronautique américain a même repris la main sur son grand concurrent européen Airbus. Il y avait longtemps que cela n’était pas arrivé. Près de 300 commandes pour Boeing contre seulement 85 pour Airbus.

L’avionneur européen annonce baisser son objectif de livraisons pour cette année et repousse son calendrier d'accélération de la production. Pas de problème d’homologation cette fois mais de grosses difficultés dans les chaînes d’approvisionnement à cause notamment de la pandémie et aujourd'hui la guerre en Ukraine qui n'arrange rien.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.