RATP : ces chantiers qui attendent Jean Castex pressenti à la présidence du groupe

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L’ancien Premier ministre bientôt à la tête de la Régie autonome des transports parisiens. Selon la procédure normale, Jean Castex doit encore être auditionné par l’Assemblée nationale et le Sénat mais sa nomination ne fait aucun doute.

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Jean Castex, pressenti nouveau patron de la RATP. (LUDOVIC MARIN / AFP)

La récente photo de l’ancien chef du gouvernement assis paisiblement sur un strapontin dans le métro parisien, et qui avait fait le tour des réseaux sociaux, va très vite réapparaître tant elle est emblématique de la nomination. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique donne un avis favorable pour Jean Castex à la présidence de la structure qui gère les métros, bus et tramway de Paris et sa région.

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La régie est orpheline de sa présidente directrice générale, Catherine Guillouard, démissionnaire pour raisons personnelles après cinq ans de mandat, a trouvé son successeur comme le révélait, mardi 18 octobre, le site Mobilettre.com.

Rencontre à l’Elysée

L’ancien Premier ministre, qui lorgnait initialement la tête de la SNCF, a rencontré le président de la République, Emmanuel Macron, qui a avalisé cette nomination. Cette arrivée risque de faire réagir les syndicats. En tant que Premier ministre, Jean Castex avait rendu plusieurs arbitrages relatifs au contexte institutionnel dans lequel la RATP est appelée à évoluer, notamment dans le cadre du Grand Paris Express, ce qui pourrait constituer, aux yeux de certains observateurs, une interrogation en matière de conflit d’intérêt.

Chantiers prioritaires

Le premier grand dossier qui attend l’ex-chef du gouvernement est celui de l'emploi. L'entreprise connaît un déficit de conducteurs de bus, métros et RER qui engendre de sérieux retards à Paris et en banlieue. Par quoi passeront les recrutements si ce n'est des hausses de salaires ? Compliqué de maintenir un service complet sur fond d'absentéisme. Il va falloir y remédier rapidement. Et puis autre gros chantier : l'ouverture à la concurrence. Dès 2025, les bus de Paris et petite couronne ne seront plus l'exclusivité de la RATP. Impact assuré sur l'exploitation et le chiffre d'affaires de l'entreprise. Ces seuls deux dossiers suffiront à occuper le prochain patron de l'entreprise, avec négociations sociales à la clef.

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