Le secteur du tourisme mondial devrait perdre cette année 1 800 milliards d'euros

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Les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 pèsent lourdement sur le secteur. L’Organisation mondiale du tourisme juge la reprise de l’activité lente et fragile.

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Radio France
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L'aéroport d'Orly le 31 mars 2020, lors du premier confinement. Photo d'illustration. (NOÉMIE BONNIN / RADIO FRANCE)

1 800 milliards d'euros de pertes pour le secteur du tourisme. Il ne s’agit que d’une estimation réalisée avant l'apparition du nouveau variant Omicron. Cette estimation est pratiquement identique aux pertes enregistrées l’année dernière, ce qui fait dire à l’Organisation mondiale du tourisme que la situation est totalement imprévisible. Selon l’OMT, le secteur n’est pas à l’abri d’aléas susceptibles de provoquer d"énormes dégâts" économiques. L’organisation estime que les arrivées de touristes internationaux dans les différents pays d’accueil traditionnels devraient rester, cette année encore, jusqu’à 75% inférieures à celles de l’avant-pandémie.

Pour ce qui est du bilan avant l’apparition d’Omicron, au troisième trimestre, certaines îles des Caraïbes et plusieurs destinations méditerranéennes enregistraient une activité parfois supérieure au niveau de 2019. Par contre, d’autres pays, notamment en Asie et dans le Pacifique, n’ont pratiquement pas accueilli de touristes. Les capacités d’accueil sont fonctions des restrictions de mobilité, du taux de vaccination et, surtout, de la confiance des voyageurs. Ces éléments conditionnent la reprise mais la propagation du nouveau variant devrait clairement changer la donne.

Près de 50 pays fermés au tourisme

Aujourd'hui, 46 pays précisément restent fermés aux touristes, ce qui représente une destination sur cinq. Les perspectives ne sont guère réjouissantes et l’Organisation mondiale du tourisme ne donne pas d’estimation pour l'année prochaine. D’autant qu’aux taux de vaccinations inégaux et à l’arrivée d’Omicron s’ajoute la flambée des prix du pétrole qui renchérit le coût des voyages.

Face à cette situation, l’OMT réclame une réponse coordonnée de tous les pays. Les 160 pays membres de l’organisation doivent en débattre lors de leur réunion cette semaine à Madrid.

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