Le groupe pétrolier saoudien Aramco dépasse Apple en valeur boursière

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La crise pétrolière n’est pas problème pour tout le monde, surtout pas pour le géant pétrolier Aramco. Le groupe saoudien, plus gros exportateur de pétrole mondial, a vu ses bénéfices flamber au premier trimestre.

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Radio France
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Un panneau Saudi Aramco dans une rue de Riyad (Arabie saoudite). (FAYEZ NURELDINE / AFP)

Quelque 40 milliards de dollars (environ 38 milliards d'euros), +80% par rapport à la même période de l’année dernière pour le groupe pétrolier saoudien Aramco. Le Français TotalEnergies apparaîtrait presque comme un "petit bras" avec ses quatorze milliards d’euros gagnés sur l’ensemble de 2021. Pour Saoudi Aramco, c’est un record de bénéfices depuis son introduction en bourse en 2019.

Ces bénéfices sont la conséquence directe de la hausse des prix du pétrole et des volumes vendus. Après la reprise de l’économie mondiale qui a augmenté la demande, la guerre en Ukraine a tendu encore plus le marché. À quoi il faut ajouter l’amélioration des marges en aval des ventes car Aramco a gagné aussi de l’argent sur le raffinage du brut. Pendant que l’Europe se débat avec l’inflation causée en priorité par la flambée des prix de l’énergie, Saudi Aramco renforce sa position de première capitalisation boursière mondiale dépassant le géant informatique américain Apple. Valorisation d’Aramco, 2 430 milliards de dollars ; celle d’Apple 2 370 milliards.

Série de bonnes nouvelles pour l’Arabie saoudite

Le meilleur thermomètre, c’est la croissance du pays. Le PIB (la richesse produite) de l’Arabie saoudite a progressé de près de 40% sur le seul premier trimestre. Bilan, un excédent budgétaire proche de 15 milliards d’euros, de quoi faire pâlir tous les États occidentaux, de l’Europe aux États-Unis.

Riyad ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Mais le royaume saoudien sait que la rente pétrolière n’est pas éternelle. Les pétromonarchies regardent de très près comment l’occident prépare la transition énergétique et écologique. Les États-providence que sont les émirats et les royaumes du Golfe savent leur modèle économique condamné à terme, d'où la nécessité pour l’Arabie saoudite et les autres de diversifier leurs économies.

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