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Le brief éco. Vers un nouveau dispositif de paiement en Europe

Vingt banques européennes travaillent à la création d’un nouveau dispositif de paiement. Un système alternatif qui pourrait, à terme, permettre de se passer des grands acteurs traditionnels du secteur.

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Le logo de la BNP, à Ouistreham, en Normandie.
Le logo de la BNP, à Ouistreham, en Normandie. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Les grands noms du secteur nous sont familiers : Visa, Mastercard, Amazon, Alipay (les néobanques). BNP-Paribas fait partie des six banques françaises qui travaillent à ce projet baptisé PEPS-I. Rien à voir avec une quelconque boisson gazeuse homonyme. Ce PEPS-I signifie Pan european payment system initiative. L’ambition est de gérer toutes les formes dématérialisées de paiement, de la carte bancaire au téléphone mobile, en passant par les autres technologies sans contact.

Un projet récent

Face à la digitalisation, la numérisation et la mondialisation des moyens de paiement, avec la multiplication des opérateurs, se pose clairement la question de souveraineté. Laisser des opérateurs étrangers très offensifs se développer sur ce segment soulève le problème de la maîtrise de notre propre technologie sur le sol européen. Et puis, un business capté par les Américains, les Chinois, un jour les Indiens, est un business perdu pour les banques européennes. Aujourd'hui, beaucoup de pays sur le Vieux continent ont leur propre mécanisme. En France, c'est le GIE Carte bancaire. Mais il n'y a pas de schéma harmonisé.

Que dit le régulateur du secteur bancaire ?

En réalité, c’est la Banque centrale européenne qui pousse à la roue depuis plusieurs années pour voir aboutir ce projet. La BCE justement inquiète de la souveraineté européenne des paiements. Pepsi est clairement un projet plus politique qu’une initiative technique face à l’offensive de Visa, Mastercard et l’influence grandissante des réseaux Chinois qui cherchent à s’implanter partout en Europe. Il faut savoir que ces dernières années, près d'une dizaine de banques chinoises ont déjà installé leur siège au Luxembourg, porte d’entrée pour, ensuite, irriguer l’ensemble de l'Europe. Voilà pour le contexte de ce projet PEPS-I dont on va de nouveau entendre parler dans les prochains mois. 

Le logo de la BNP, à Ouistreham, en Normandie.
Le logo de la BNP, à Ouistreham, en Normandie. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)