Le brief éco. Total devient TotalEnergies : un nouveau nom pour changer d'image

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Le géant pétrolier change de nom, comme s’il voulait conjurer le mauvais sort après une perte historique.

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Radio France
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La présentation du nouveau logo de Total, au siège du groupe, à La Défense (Hauts-de-Seine), le mardi 9 février 2021. (HANDOUT / TOTAL)

Total concrétise sa mue : un changement de peau progressif, pour s’adapter aux nouveaux enjeux de la révolution verte. La perte historique, affichée l’année dernière, sert en quelque sorte de catalyseur, pour marquer le coup et insister sur les ambitions futures : un déficit de 6,5 milliards d’euros en 2020, après un bénéfice de 11 milliards en 2019. Ce nouveau nom, TotalEnergies, est comme le symbole de cette évolution, pour tourner la page. La multinationale pétrolière veut devenir "multi-énergies".

Dans ce genre d’opérations, il y a toujours une part de marketing, de communication, que les ONG écologistes, comme Greenpeace, critiquent vivement. Mais ce tournant vers d’autres énergies que le pétrole, Total l’a engagé il y a déjà quelques années. La chute des cours du brut, engendrée par la crise sanitaire du Covid-19, n’est qu’un élément accélérateur de la stratégie du groupe.

Devenir un opérateur majeur du renouvelable

À force de rachats de structures de toutes tailles, Total est devenu le deuxième opérateur mondial de gaz naturel liquéfié. Beaucoup d’investissements ont été réalisés aussi dans l’éolien, le solaire, les batteries, avec l’intégration en 2016 du fabricant SAFT. Si tout suit son cours, ces trois pôles d’activité hors pétrole devraient engloutir cette année 20% des investissements du groupe. Sur l’ensemble de la décennie à venir, Total compte y investir environ 50 milliards d’euros.

L’objectif est non seulement de devenir un opérateur majeur du renouvelable, mais aussi de répondre à la pression de plus en plus forte des actionnaires, qui veulent engager leur argent dans ces énergies renouvelables. L’engagement vers l’économie et l’énergie "vertes" est de plus en plus la condition nécessaire pour les grandes multinationales si elles veulent trouver de l’argent frais sur les marchés et auprès des fonds d’investissement, tous secteurs confondus. Un énergéticien comme Total à plus forte raison.

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