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Le brief éco. Loin des "Paradise Papers", la semaine de la finance solidaire

La finance solidaire est mise à l'honneur cette semaine par l’association Finansol. Une finance qui séduit de plus en plus de Français.

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Une courge transformée en tirelire.
Une courge transformée en tirelire. (CLAUDE PRIGENT / MAXPPP)

Bien loin des "Paradise Papers" et de la finance de l'ombre, la finance solidaire est mise à l'honneur cette semaine par l’association Finansol, qui organise la semaine de la finance solidaire du 6 au 13 novembre. Il s’agit de l’épargne investie dans des associations ou des entreprises à utilité sociale ou environnementale. Une formule qui séduit de plus en plus les Français.

Le principe

Finansol est une association crée en 1995 qui a pour but de promouvoir la solidarité dans la finance et l’épargne. Peu connue du grand public, la finance solidaire permet d’amorcer des projets d'entreprise avant même que les banques traditionnelles ne prennent le relais. Les employés peuvent placer leur épargne salariale sur un fonds commun de placement solidaire. Les grandes banques commerciales proposent des produits de ce genre. On peut tout simplement investir directement au capital d’un projet d'entreprise ou d'association.

L'économie solidaire en chiffres

Selon le baromètre Finansol, un million de Français placent aujourd'hui une partie de leur argent de cette manière. L’encours total (le montant global des sommes investies dans la finance solidaire) frôle les dix milliards d’euros. En 2016, les Français ont déposé sur leurs différents supports 1,3 milliard d’euros, en hausse de 15,5 % sur un an. Et l'impact est très visible : près de 50 000 emplois créés ou sauvegardés dans différents secteurs, plus de 5 000 personnes relogées, 20 000 foyers approvisionnés en électricité renouvelable et une centaine d’initiatives soutenues dans les pays en développement.

Les raisons du succès

Ce type de finance est très réactif. Les épargnants solidaires n’hésitent pas soutenir des projets parfois atypiques, ce qui permet d’amorcer la pompe du financement là où le circuit traditionnel demande souvent de grosses garanties. Et puis, il n’y a pas de recherche immédiate de profit, pas de pression des actionnaires.

Les exemples sont nombreux, comme des artisans qui emploient des personnes en insertion. Certains se voient fermer la porte des réseaux bancaires traditionnels sous prétexte que leur modèle économique est trop fragile. Dans de pareils cas, on peut trouver des financeurs solidaires qui reconnaissent l’utilité du projet et le soutiennent. A l’heure du débat sur la finance de l’ombre, les paradis fiscaux et la fiscalité, la finance solidaire est certainement un des moyens de donner du sens à son épargne.

Une courge transformée en tirelire.
Une courge transformée en tirelire. (CLAUDE PRIGENT / MAXPPP)