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Le brief éco. Le succès grandissant de la finance solidaire

La semaine de la finance solidaire se tient jusqu’à lundi. Il s’agit de l’épargne investie dans des associations et des entreprises à utilité sociale ou environnementale. Un mode d’épargne qui séduit de plus en plus les Français.

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La finance solidaire permet de développer des projets dans différents domaines, et notamment celui des énergies renouvelables (illustration).
La finance solidaire permet de développer des projets dans différents domaines, et notamment celui des énergies renouvelables (illustration). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La semaine de la finance solidaire a lieu jusqu'au lundi 12 novembre. Cette semaine de mobilisation est organisée par Finansol, association crée en 1995, qui a pour but de promouvoir la solidarité dans la finance et l’épargne. La finance solidaire permet d’amorcer financièrement des projets avant que les banques traditionnelles ne prennent le relai, pour des investissements à utilité sociale ou environnementale.

Contrairement au financement participatif, la finance solidaire est un placement, à mi-chemin entre l’épargne et l'investissement. Les modes de placements sont divers et variés : au sein de son entreprise, on peut diriger son épargne salariale sur un fonds commun de placement solidaire. Les grandes banques de réseau proposent des produits de ce genre. On peut aussi, tout simplement, investir directement au capital d’un projet qui nous séduit.

Aujourd’hui, un million de français placent une partie de leur argent de cette manière. L’encours total (le montant des sommes investies dans la finance solidaire) atteint 11 milliards et demi d’euros. L’année dernière, 1 300 entreprises et associations ont été ainsi aidées et financées, environ 45 000 emplois créés ou sauvegardés, des personnes relogées, des foyers chauffés à l'électricité renouvelable, etc. Un tas d'actions concrètes dont on voit immédiatement les effets.

Donner du sens à son épargne

Outre le fait de donner du sens à son épargne, ces investisseurs d'un nouveau genre n’hésitent pas soutenir des projets parfois atypiques, ce qui permet d’amorcer la pompe du financement là où le circuit traditionnel demande souvent d’importantes garanties. Il n’y a pas de recherche immédiate de profit, encore moins de pression des actionnaires. Certains entrepreneurs, dont des artisans, se voient fermer la porte des réseaux bancaires traditionnels sous prétexte que leur modèle économique est trop fragile. C’est alors que la finance solidaire peut intervenir.

Le succès populaire a poussé le législateur à s'intéresser à ce phénomène d'un peu plus près. Par exemple, la loi Pacte, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale début octobre, prévoit d’obliger tous les agents financiers à proposer des supports d’investissements solidaires dans les contrats d’assurance-vie à partir de 2022.

La finance solidaire permet de développer des projets dans différents domaines, et notamment celui des énergies renouvelables (illustration).
La finance solidaire permet de développer des projets dans différents domaines, et notamment celui des énergies renouvelables (illustration). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)