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Le brief éco. Le mois de juin a été excellent pour le marché automobile français

 Avec près de 10% de ventes en plus sur un an, le mois de juin a été excellent pour le marché automobile français. Et ce sont les constructeurs français qui en profitent le plus.

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Des voitures Renault neuves sur le site de production de Flins-sur-Seine, en février 2017.
Des voitures Renault neuves sur le site de production de Flins-sur-Seine, en février 2017. (ERIC PIERMONT / AFP)

Le mois de juin confirme la tendance depuis le début de l’année, ce qui fait l’affaire de Renault et PSA aux dépends des autres groupes européens. Avec 252 000 voitures neuves vendues le mois dernier, le marché a ainsi progressé de 9% par rapport à juin 2017… et plus notable encore : sur le seul premier semestre, le marché a augmenté de 5% à 1 200 000 véhicules. Pour référence, on dit que les affaires tournent bien à partir de 2 millions de voitures vendes par an : on est sur la tendance. PSA réalise ainsi +19% en profitant de l’intégration d’Opel, quand Renault réalise +16%. Sur le marché français, les étrangers réalisent, eux, -1,5% sur juin et 4% en moins sur le semestre.

Le signe clair de la reprise de consommation des ménages

Comment expliquer cette hausse. C’est d’abord le signe clair de la reprise de la consommation des ménages… Et là, nous ne sommes pas dans l’électroménager ou le bien de consommation quotidien : l’achat d’une voiture est un investissement réfléchi, que l’on réalise uniquement si on en a les moyens, bien sûr, mais surtout si on a confiance en l’avenir avec une visibilité en termes de revenu (échéances des emprunts à rembourser). C’est la preuve aussi que les banques continuent à libérer du crédit pour faire tourner ce que l’on appelle l’économie réelle. Enfin, dernier constat, qui ne réjouira pas forcément les défenseurs de l’environnement et certains élus qui veulent bannir l’automobile des centres-villes : les Français continuent d’acheter des voitures malgré les politiques plutôt coercitives.

L’investissement des constructeurs automobiles s’est transformé

On peut imaginer une autre conséquence : c’est la relance de l’investissement, plus systématiquement dans la construction d’usines ou de chaînes de fabrication. Quand on regarde les chiffres de ces dernières années, on s’aperçoit que l’investissement des constructeurs automobiles s’est transformé. Après plusieurs années dynamiques d’investissement (140 milliards d’euros entre 2012 et 2015 selon une étude EY-Ernst and Young), la priorité n’est plus aux usines mais à la technologie et la recherche. C’est la conséquence de la mutation rapide de nos automobiles (le tout électrique, électronique, voiture autonome et connecté).

Cela ne veut pas dire que les investissements matériels, physiques, dans des usines en briques et en béton, ne reviendront pas… mais les industriels marquent une pause de ce côté-là. Pour l’automobile : l’innovation est le terrain de la compétitivité dans la concurrence internationale…

Des voitures Renault neuves sur le site de production de Flins-sur-Seine, en février 2017.
Des voitures Renault neuves sur le site de production de Flins-sur-Seine, en février 2017. (ERIC PIERMONT / AFP)