Le brief éco. Le Livret A retrouve un niveau normal

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En plein cœur de la crise, les placements sur cette épargne considérée comme la plus populaire en France s’étaient envolés, mais le jeu s’est un peu calmé en juillet.

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Radio France
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Un livret A et des billets d'euros. Photo d'illustration. (AFP)

La Caisse des dépôts et consignations, qui gère le Livret A, vient de communiquer les chiffres. Effectivement, la collecte nette (la différence entre les dépôts d’argent et les retraits) s’est élevée à 1,15 milliard d’euros le mois dernier. C'est moins que les deux milliards mis de côté à la même période il y a un an.

En juin, la collecte avait été nulle. Le déconfinement et l’accélération de la vaccination avaient entraîné une hausse de la consommation, et donc une baisse logique de l'épargne. En juillet, les placements sont repartis à la hausse mais dans des proportions raisonnables, preuve que, contrairement à ce que prévoyaient les économistes, les petits épargnants ne vont pas puiser dans leurs économies dites "Covid". Cela peut être interprété comme un retour de la confiance.

L’épargne reste à un niveau important

Le Livret A, qui sert à financer le logement social, a toujours été considéré comme un placement refuge malgré son faible taux de rémunération : 0,5% aujourd’hui. Mais il n’est pas imposable. On ne paye pas d'impôts sur cette épargne, ce qui est plutôt encourageant.

55 millions des 67 millions de Français possèdent un Livret A. Mais tout le monde n’est pas égal face à cette épargne dite de précaution. Selon le Conseil d’analyse économique, depuis le début de la pandémie, les 10% des ménages les plus modestes se sont plus endettés qu’ils n’ont réussi à épargner. Quoi qu’il en soit, à ce jour, l’argent total stocké sur les livrets A et de Développement durable s’élève à 470,5 milliards d’euros, en hausse de 7% sur un an.

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