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Le brief éco. La reprise d’activité liée au déconfinement profite à Uber

L’opérateur de voitures de transport avec chauffeur (VTC) voit son activité repartir, au point de gagner de nouveau de l’argent après une période difficile.

Article rédigé par France Info, Emmanuel Cugny
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
L'application Uber sur un smartphone. Photo d'illustration. (GETTYIMAGES)

La directrice générale France d’Uber avance le chiffre avec satisfaction : depuis la levée d’une partie des restrictions sanitaires le 19 mai, l’entreprise a retrouvé 75% de son activité normale dans l’Hexagone. Vrai signal avancé par Laureline Serieys : la plateforme de VTC qui comptait 17 000 chauffeurs en activité au mois de novembre en totalise aujourd’hui 23 000. Davantage de chauffeurs de VTC en activité, cela veut dire automatiquement davantage de courses effectuées dans la vingtaine de villes couvertes aujourd’hui par Uber en France.

La reprise est observée surtout dans les grandes agglomérations. Le passage du couvre-feu de 19 à 21h a modifié les habitudes de la clientèle. Davantage de sorties et plus tard ont entrainé une hausse du trafic. L’activité a même doublé la veille des week-ends, le jeudi et le vendredi. On sort plus pour faire la fête et on commande une voiture pour rentrer, du moins pour celles et ceux qui peuvent se le permettre.

Un modèle économique en question

Uber ne fait que regagner une clientèle perdue avec le confinement. Mais il y a un vrai changement constaté dans le classement des destinations demandées. En Île-de-France, jusqu’à présent les principales commandes concernaient les hôpitaux et les centres de vaccination. Depuis l’allègement des restrictions, les demandes de transport convergent, à Paris, vers les grands magasins comme Le Bon Marché et Les Galeries Lafayette, également le musée du Louvre, par exemple.

L’entreprise redevient rentable en France mais reste très discrète sur cette question car cela va très probablement relancer les discussions avec les chauffeurs qui réclament un statut de salariés. Pour l’instant les conducteurs Uber sont majoritairement indépendants et vivent à la commission versée par la maison-mère. Un changement de statut bouleverserait Uber qui, avec des chauffeurs salariés, serait contraint de revoir intégralement son modèle économique.

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