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Le brief éco. Boeing 737 MAX : turbulences pour les PME françaises

De nombreuses entreprises françaises sont impactées par l'arrêt de la production des Boeing 737 MAX. Elles interviennent essentiellement au niveau des pièces de réacteurs ou l’aménagement intérieur de ces avions.

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Un réacteur fabriqué par Safran présenté au Salon international de l\'aéronautique et de l\'espace au Bourget \'Saine-Saint-Denis). Photo d\'illustration.
Un réacteur fabriqué par Safran présenté au Salon international de l'aéronautique et de l'espace au Bourget 'Saine-Saint-Denis). Photo d'illustration. (MAXPPP)

Une centaine de PME françaises est directement touchée par la crise du Boeing 737 MAX. L’avion du constructeur américain est interdit de vol depuis près d’un an après deux catastrophes aériennes et l’activité des sous-traitants est toujours bloquée.

La situation devient inquiétante pour certaines de ces entreprises françaises touchées à des niveaux variables, jusqu'à 30% de leur activité. Dans certains cas, on commence même à parler de mesures de chômage partiel. Le Gifas a mené l’enquête auprès de ses adhérents. Le Gifas, c’est le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales. Sur les 200 entreprises de la branche aéronautique, la moitié dit être impactée de manière significative.

De la PME au grand groupe

De nombreuses PME et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) sont concernées. Elles interviennent dans la construction du Boeing 737 MAX, essentiellement au niveau des pièces de réacteurs ou l’aménagement intérieur des avions. La moyenne industrie française est très performante dans cette branche. Latécoère, Figeac-Aéro, Crouzet, le groupe familial Daher, etc. Certaines entreprises travaillent pour de plus grosses comme le groupe français Safran dont le moteur vedette – le Leap –, développé avec General electric, équipe la totalité des 737 MAX. Safran, qui a été obligé de réduire fortement sa production, estime que l’affaire lui coûte chaque trimestre de l’ordre de 300 millions d’euros.

Pas d’amélioration prévue à court terme

Les autorités aériennes internationales bloquent toujours en attendant de peaufiner l’enquête sur les deux catastrophes aériennes du début 2019. Cela coûte énormément à Boeing qui, en plus de lever le pied sur la fabrication d'avions de ce type, doit indemniser les compagnies clientes qui avaient commandé des appareils. Depuis mars, l'accident humain et industriel a déjà coûté à Boeing près de 19 milliards de dollars.  L’avionneur américain annonce d’ailleurs une perte de 640 millions de dollars (580 millions d'euros) pour 2019. La première perte depuis 23 ans.

Un réacteur fabriqué par Safran présenté au Salon international de l\'aéronautique et de l\'espace au Bourget \'Saine-Saint-Denis). Photo d\'illustration.
Un réacteur fabriqué par Safran présenté au Salon international de l'aéronautique et de l'espace au Bourget 'Saine-Saint-Denis). Photo d'illustration. (MAXPPP)