L'industrie aéronautique et spatiale recrute

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La filière aéronautique et spatiale française cherche ingénieurs et ouvriers. Le secteur a été mis à rude épreuve pendant la crise mais il s’apprête à recruter en masse.

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Radio France
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L'usine d'Airbus hélicoptère au Bourget, en 2017. Photo d'illustration. (JULIEN MATTIA / LE PICTORIUM / MAXPPP)

L'activité repart, il faut remonter en cadence et développer de nouveaux programmes. Guillaume Faury, le président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS), l'organisation professionnel de la branche, le dit clairement : "Nous avons des besoins incroyables d'embauches" cette année. Comme au plus fort de la croissance de la précédente décennie, il faut de nouveau embaucher, accueillir des jeunes et trouver les compétences. On ne peut pas plus optimiste comme message.

Les quelque 400 entreprises membres du GIFAS ont vu leur activité chuter de près de 30% en 2020. Les effectifs ont fondu de 4% avec 8 000 emplois en moins mais le dispositif de chômage partiel mis en place par l'État a permis de sauvegarder 194 000 postes et compétences. L'année dernière, la filière a encore perdu 4% de ses effectifs mais la saignée semble bien terminée.

Perspectives d'embauches et en compétences recherchées

Cette année, 15 000 recrutements sont déjà prévus. L'aéronautique et le spatial sont des secteurs très technologiques, de long terme, et qui offrent des postes à forte valeur ajoutée. Mais le problème se pose au niveau des compétences, ce qui soulève une nouvelle fois la question de la formation en amont. La France commence à manquer d'ingénieurs, même si la filière accueille aujourd'hui des personnes sans formation particulière.

À l'heure de la transition énergétique, l'aérien et le spatial sont en train de se réinventer. Il y a d'un côté la remontée en puissance des carnets de commande de la part des compagnies aériennes, de l'autre le nécessaire développement de nouvelles technologies moins émettrices, notamment l'avion à hydrogène. C'est une grande opportunité de développement et de recrutement, notamment chez les femmes qui ne représentent encore que 30% de la filière.

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