Aviation : le principal syndicat de contrôleurs aériens annonce une "trêve olympique" des grèves

Le SNCTA, syndicat majoritaire des contrôleurs aériens, s’engage à ne pas appeler aux débrayages d’ici à septembre 2024, soit après l'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Des passagers devant un panneau d'informationdu terminal 2 de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, le 16 septembre 2022. (JULIEN DE ROSA / AFP)

C’est une belle opération de communication de la part de l’instance représentative des aiguilleurs du ciel. Tout est dans les termes "trêve olympique" des grèves. Pas de débrayages dans le ciel français pendant un an, jusqu’à la fin des Jeux olympiques de Paris, en 2024. Le rêve pour les voyageurs et les décideurs politiques qui misent lourd sur l’événement.

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Cette annonce intervient à l’issue de plusieurs réunions de conciliation entre deux syndicats de contrôleurs aériens et la Direction générale de l’aviation civile, la DGAC. Les organisations professionnelles réclamaient un rattrapage salarial face à l’inflation et elles ont visiblement obtenu gain de cause, sans qu’aucun détail ne soit communiqué pour l'instant de part et d’autre des négociateurs. Sous couvert d’anonymat, et sans entrer dans les détails, certains responsables du Syndicat national des contrôleurs du transport aérien affirment que l’accord prévoit une augmentation indemnitaire des salaires et le principe de nouvelles discussions salariales en septembre 2024, une fois les JO passés.

Soulagement au ministère des Transports

Le ministre chargé des Transports, Clément Beaune, se félicite de cet engagement syndical de lâcher la pression et de lever les blocages durant les grands événements sportifs prévus. D’autant qu’un autre préavis de grève a été levé pour vendredi 15 septembre, permettant à la Coupe du monde de rugby de se dérouler sereinement.

La trêve syndicale ne durera qu’un an. C’est très bien joué de la part des syndicats de contrôleurs aériens, souvent montrés du doigt pour leur capacité de nuisance dans cette fonction essentielle et incontournable au bon fonctionnement du trafic des avions, et donc de la sécurité des passagers. L’association Airlines for Europe, qui défend les intérêts des grandes compagnies aériennes européennes dont Air France, Lufthansa et British Airways, a récemment interpellé la Commission européenne pour mettre fin à ce petit jeu des paralysies récurrentes du trafic. L’Europe sera-t-elle amenée à rendre des arbitrages ? C'est une autre affaire. Mais qu’on se le dise : c’est la trêve olympique dans le ciel français, du côté des contrôleurs aériens, pendant au moins un an. 

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