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Covid-19 : les effets prouvés de la dose de rappel

La cinquième vague progresse et pour éviter de saturer les hôpitaux, le gouvernement et les autorités sanitaires encouragent la dose de rappel du vaccin contre le Covid-19.

Article rédigé par Anne-Laure Dagnet
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Une femme reçoit sa 3e dose de vaccin anti Covid à Douai (Nord), le 9 novembre 2021. (ODILE SENELLART / RADIO FRANCE)

Il y a un consensus scientifique sur le fait que l’immunité procurée par les vaccins contre le Covid-19 diminue au bout de six mois, d’où l’intérêt d’un rappel pour réintroduire des anticorps dans l’organisme. Le grand avantage de cette dose supplémentaire, c’est qu’elle a un effet quasi immédiat. D'après le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, elle agit au bout de 48 heures, contrairement aux premières injections qui n'ont pas d'effet avant au minimum une semaine.

Autre avantage de cette dose de rappel : elle est plus efficace. C'est ce que dit le professeur Pierre Tattevin, président de la Société de pathologie infectieuse de langue française : "Les anticorps mesurés un mois après la dose de rappel sont deux fois plus forts que ceux obtenus après les deux doses initiales." D’après lui, on n’aura pas à répéter l’opération tous les six mois puisque ce booster aura un effet durable sur notre immunité.

La dose de rappel pourra "très probablement" freiner la transmission

On n'a pas encore de données précises, mais d’après le professeur Alain Fischer, le "Monsieur Vaccin" du gouvernement, il est  "très probable" que la dose de rappel permettra de freiner la transmission du virus. Et pour une raison bien précise, dit Alain Fisher : "Plus on a d'anticorps, moins on a de virus dans la gorge et le nez, et donc moins on a de risque de transmettre le Covid."

La généralisation de la dose de rappel à l’ensemble des adultes est prématurée car on n'a pas encore de données solides sur la balance entre le bénéfice et le risque pour les moins de 40 ans. C'est ce qu'attend le ministre de la Santé pour se prononcer sur un rappel pour tous. Entre 40 et 60 ans, une étude israélienne publiée dans The Lancet nous dit qu'une dose de rappel est efficace à 93% pour prévenir une hospitalisation et à 81% pour prévenir un décès. Une autre étude, américaine, confirme qu'une dose supplémentaire d'un vaccin ARN est bien tolérée dans cette tranche d'âge des 40-60 ans. Pour les plus jeunes, il n’y a pas de contre-indication d’après le professeur Fisher à faire un rappel vaccinal : pas d’effets indésirables observés dans les pays, notamment Israël, qui pratiquent déjà la dose de rappel pour tous dès 12 ans.

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