Le 17 / 20 numérique, France info

#YouTubeurs : premières sanctions attendues avant l’été

Les YouTubeurs, ces nouvelles stars de web 2.0, vont peut-être devoir changer leur modèle économique. La répression des fraudes surveille étroitement ce que l'on peut considérer comme de la publicité déguisée.

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Explication : les YouTubeurs, ces animateurs nouvelle génération issus du Web et des réseaux sociaux comme Cyprien ou Squeezie (et que vos enfants adorent), vivent de la publicité générée par l’audience de leur chaîne YouTube généralement. D'où le nom de "YouTubeur" qui sont très nombreux mais qui comptent peu d'élus capables de gagner leur vie. Plus une vidéo génère de clics, plus les retombées financières sont importantes. Mais la véritable manne est ailleurs : ils passent des contrats en direct avec les marques pour parler d'elles dans leurs vidéos. Sauf qu'ils le signalent très rarement à leur audience.

Ce sont ces publicités déguisées qui sont dans le viseur de la Direction générale de la répression des fraudes, la DGCCRF, comme le raconte le site du Monde. La répression des fraudes avait annoncé en décembre dernier qu’elle se pencherait sur ces pratiques. A l’image de faux avis de consommateurs, il s’agirait d’une pratique commerciale trompeuse.

Les enquêteurs de la DGCCRF se sont intéressés à une dizaine de YouTubeurs ayant perçu des sommes comprises entre 20.000 et 100.000 euros pour clamer leur amour pour un jeu vidéo ou une marque de voiture. Sans faire mention d'une quelconque relation contractuelle évidemment. La répression des fraudes peut leur imposer des amendes. Elles peuvent aller jusqu’au montant perçu par l’auteur des faits. Sans accord, l’affaire va devant le tribunal correctionnel où la sanction peut être alourdie. Les agences de publicité, à l'origine de ces contrats, sont elles-aussi l'œil du cyclone, soupçonnées de forcer les YouTubeurs à cacher la liaison contractuelle dangereuse. 

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