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Futures "ZAPA" (zones d'actions prioritaires pour l'air) : mais où est leur cohérence ?

Dans quelques mois, les "ZAPA" vont entrer en vigueur dans une dizaine de centres-villes de France. Ces "zones d'action prioritaire pour l'air" vont devenir interdites d'accès, pour les voitures les plus polluantes. Énoncée comme cela, l'initiative apparaît plutôt positive. Mais elle pose de sérieux problèmes de cohérence...
Article rédigé par Jean-Rémy Macchia
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
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Notre invité : Christophe Congrega , journaliste àl'Automobile Magazine , qui sort ce mois-ci une enquête sur les incohérences ou absurdités de ce système bientôt mis en place.

Les questions posées :
D'abord, cette réalité curieuse : des voitures ayant bénéficié d'un bonus écologique il y a encore moins de deux ans, pourraient être interdites d'accès dans ces "Zapa" ?

La chose était prévisible ! Vous aviez alerté vos lecteurs, dès l'automne 2008, avec la publication d'une enquête sur l'incohérence d'attribution des bonus écologiques?

Toujours un décalage entre les règles mises en place par les gouvernements, quels qu'ils soient  et la réalité du bilan pollution des voitures ?

Autre aberration : l'accès à ces zones "Zapa" ;en tout cas, tel qu'il est défini aujourd'hui, ne prend en compte que la date de première mise en circulation des voitures. Alors que certains modèles ont anticipé sur les futures normes de pollution et sont donc en accord avec les normes de rejets exigées par les "Zapa". Mais ils se verront quand même interdits d'accès.

Même chose pour les automobilistes qui, de 2008 à 2010, ont acheté un diesel avec filtre à particules parfois payé en option, de 500 à 1 000 €. Ils pourraient être également interdits de circulation dans ces quartiers "Zapa" ?

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