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La médaille du jour. Vingt ans après la mort de son père, Marie Tabarly part en mer pour un tour du monde en quatre ans

La navigatrice Marie Tabarly reprend la barre de Pen Duick VI pour une expédition autour du monde, vingt ans après la mort de son père, Éric Tabarly, disparu en mer.

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Marie Tabarly, navigatrice, à Paris, le 4 mai 2018.
Marie Tabarly, navigatrice, à Paris, le 4 mai 2018. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, la voile perd l'une de ses légendes, Éric Tabarly, porté disparu en mer d'Irlande. À 13 ans , Marie Tabarly, elle, perd son père. "Tabarly, un nom aussi beau que lourd à porter", explique aujourd'hui la jeune femme. Surtout quand elle se retrouve prise dans l'emballement médiatique qui suit la disparition et les obsèques de son père. "Etre fille de, c'est n'être rien", raconte Marie Tabarly dans le journal Libération le mois dernier. Alors, très vite, elle part loin de sa Bretagne natale. Elle vit ses passions, des sensations fortes comme l'escalade, le parapente ou l'apnée. Et surtout le cheval, avec un tour du monde à la rencontre des meilleurs écuyers. Elle devient d'ailleurs comportementaliste équin. "Les chevaux m'ont sauvé la vie", explique-t-elle au journal Le Télégramme.

À 33 ans, retrouvailles avec la mer

Marie Tabarly s'élance dans trois semaines pour un tour du monde de quatre ans
avec une vingtaine d'escales. Une expédition mêlant la science, l'écologie et les arts avec pour équipage un mélange de marins et d'artisites. Le musicien Yann Tiersen, le comédien Jacques Gamblin, l'écrivain Sylvain Tesson ont donné leur accord, d'autres suivront. Première étape, le Groenland : "Si nous voulons bâtir un meilleur avenir, nous devons engager la discussion en prenant en compte tous les paramètres", dit-elle. Tout cela à bord d'un bateau mythique, le Pen Duick VI,  le bateau avec lequel son père remporta la Transat anglaise en 1976.

Marie Tabarly, navigatrice, à Paris, le 4 mai 2018.
Marie Tabarly, navigatrice, à Paris, le 4 mai 2018. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)