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Villepin : "Le Front national, c'est se tirer une balle dans la tête"

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Le candidat de République solidaire affirme que les premières victimes de la politique du Front national seraient ses électeurs. Dominique de Villepin estime par ailleurs que la France et l'Allemagne devront faire leur mea-culpa sur la crise Grecque.
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Radio France
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Crise en Grèce

"Je crois que l’Europe, à travers la France et l’Allemagne, n’a pas trouvé le point d’équilibre qui permet à une politique d’être à la fois efficace et en même temps supportable par les populations […] Je crois que l’histoire s’arrêtera là, sur cet alignement de la France sur l’Allemagne, sur cet échec de la politique française […] Il faudra que l’Allemagne, que la France acceptent de faire leur mea culpa […] Nous nous imposons une potion de cheval sans résultat […] Il faut trouver un point d’équilibre entre la croissance et la rigueur […] La crise n’est pas une simple parenthèse, c’est un changement extrêmement profond de nos politiques" 

Les "valeurs"

"Nous sommes un pays fragile […] on doit veiller à ne pas la pousser trop dans certaines circonstances, dans certaines situations, parce que, alors il peut y avoir des flambées de violence, des excès".

Le Front national

"C’est fascinant de voir à quel point le gouffre peut être tentant pour certains chez nous […] Le Front national, au delà de se tirer une balle dans le pied, c’est se tirer une balle dans la tête […] C’est la politique du pire pour ceux-là même qui vont voter pour le Front national ; c’est pas les classes aisées dans notre pays qui vont souffrir des conséquences du Front National ; les conséquences du Front national, elles vont directement peser sur ceux qui ont le moins, parce que la France va s’appauvrir […] Ceux qui connaissent les codes de la mondialisation s’en tireront toujours".         

Syrie  

"Je ne crois pas qu’une intervention militaire aujourd’hui soit envisageable […] par contre une opération humanitaire […] un déploiement d’une force d’intervention pour créer des zones de protection civiles, des zones de protection humanitaires et de corridors humanitaires […] me parait la solution adaptée […] nous ne pouvons pas rester les bras croisés".

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