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Pépy : "la SNCF fait de la productivité, mais jamais sur la sécurité"

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Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a répondu mercrdi matin sur France Info aux syndicalistes de l'entreprise, qui mettent en cause la gestion de la sécurité. Il souligne qu'il "n'y a pas et qu'il n'y aura pas d'économies à la SNCF sur la sécurité". Mais il admet que les agents doivent surveiller un périmètre de voies deux à trois fois plus grand qu'avant. Ils seront donc dotés de nouvelles technologies pour les aider dans cette tâche.
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Radio France
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Sur les causes de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, Guillaume Pépy renvoie à l'enquête judiciaire en cours. "La SNCF est responsable ", rappelle-t-il. S'il n'a pas d'information nouvelle, il précise que des expertises métallurgiques sont en cours sur les boulons cassés ou manquants au moment de l'accident.

Des syndicalistes de la SNCF remettent en cause la gestion de la sécurité des voies, ce que Guillaume Pépy réfute : "il n'y a pas et il n'y aura pas d'économies à la SNCF sur la sécurité ". Il reconnaît néanmoins que les agents chargés de surveiller les voies ont un périmètre deux ou trois fois plus grand à parcourir qu'il y a quelques années. Mais il met en avant le plan Vigirail, que la SNCF vient d'adopter.

500.000 euros pour changer un aiguillage

Ce plan prévoit de doter les agents de nouvelles technologies, comme un appareil individuel pour enregistrer les résultats de leur surveillance et de sept véritables trains caméras, équipés en HD, qui silloneront les rails à la recherche d'anomalies.

Par ailleurs, la SNCF va désormais changer 500 aiguillages par an au lieu de 300 actuellement. Chaque remplacement coûte 500.000 euros et prend cinq à sept semaines, ce qui provoquera des perturbations sur le réseau. Il souligne que la France compte parmi les trois pays les plus sûrs du monde pour les trains et que le nombre d'incidents "est passé de 300 par an il y a 10 ans contre 125 aujourd'hui ".

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