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Charles Pasqua regrette que l'UMP "flageole sur ses convictions"

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L'ancien ministre de l’Intérieur, résistant et gaulliste Charles Pasqua est venu raconter comment en juin 1944 il avait vécu le Débarquement. Et il a commenté les difficultés actuelles de l'UMP.
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Radio France
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  (Charles Pasqua invité ce vendredi de France Info © RF)

Après avoir commenté l'esprit qui régnait en juin 1944 dans la résistance, Charles Pasqua a été invité à réagir à la victoire du FN aux européennes : "A partir du moment où on flageole sur ces propres convictions, il ne faut pas s'étonner du résultat" a dit l'ancien ministre de l'Intérieur. "L'UMP est un mélange, c'est le rassemblements de gaullistes et de centristes. Ce n'est pas un amalgame parfait. Si l'UMP se laisse trop orienter vers les centristes, elle dégage une portion qui est occupée par d'autres. Et c'est le cas du Front national. Mais dès lors qu'elle sera décidée à se battre pour ses idées, elle a toute sa place et elle reprendra les positions qui étaient les siennes."

Donner les "moyens nécessaires" aux soldats français en Afrique 

Charles Pasqua a aussi rendu hommage aux bataillons de parachutistes de la France Libre dont a-t-il dit "les héritiers " sont aujourd'hui engagés en Afrique : "Ils ont le même esprit et la France devrait se réjouir d'avoir des gens capables de s'engager parce que les gens sont jeunes. La France devrait être fière et surtout faire en sorte qu'ils aient les moyens nécessaires pour remplir leurs missions".

La résistance et le gaullisme 70 ans après

En juin 1944, Charles Pasqua avait 17 ans et était déjà engagé dans la résistance. Il avait rejoint un réseau de renseignement militaire.  Et l'ancien ministre de l'Intérieur de citer, en imitant sa voix, les propos du général de Gaulle le Jour J, l'appel aux résistants à prendre part à la bataille. "En ce qui nous concerne nous qui étions dans le midi de la France, nous étions engagés en permanence, mais la lutte armée n'interviendra que dans la perspective du débarquement en Provence, le 15 août ." Et pour lui, le 6 juin 1944, "c'est comme les autres jours" .

Et pour lui, du gaullisme, "il reste l'essentie l". C'est à dire "la capacité de refuser ce qui parait au plus grand nombre inévitable et d'engager une lutte, de provoquer un sursaut qui va conduire au rassemblement et ensuite à la guerre, à la lutte et à la victoire."

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