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Socialistes germanophobes ? Nein !

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La polémique dure depuis plus d'une semaine. Et à chaque fois qu'on croit qu'elle va retomber, il y a un homme politique pour remettre une pièce dans la machine.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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Franceinfo (Franceinfo)

A l'origine, c'est Arnaud Montebourg qui a parlé de retour du "nationalisme allemand". Il visait Angela Merkel qui veut un contrôle accru des finances publiques des pays européens.
Depuis, et particulièrement ce week-end, tous les ténors de l'UMP y sont allés de leur petit couplet sur la germanophobie du PS.
Le ministre Bruno Lemaire était hier-soir dans l'émission Radio France Politique : "accuser les allemands de nationalisme, c’est attaquer fortement les allemands, et les socialistes font collectivement une erreur grave".

Mais l'attaque la plus dure est venue comme d'habitude en pareille circonstance du Premier ministre François Fillon : "il est grand temps que François Hollande trouve la fermeté de mettre un terme au dérapages de ses amis".

François Hollande à Berlin

Il participe à un congrès du SPD de ses collègues socialistes allemands. Là-bas, à écouter ceux qui l'accompagnent, il n'y a pas de polémique. Manuel Valls le responsable de la communication du candidat Hollande : "que François Fillon s’occupe d’abord des problèmes des français , qu’il s’occupe d’abord de tenir son gouvernement".

Et pour un autre membre de l'équipe de François Hollande, la majorité cherche à faire diversion avec cette polémique. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy vont se rencontrer aujourd'hui à Paris pour parler de l'Europe et de la crise des dettes. Ils feront peut-être une conférence de presse commune si les choses avancent suffisamment.
Les socialistes français sont déjà persuadés qu'il n'en sortira rien. Ils ont trouvé un autre moyen pour répondre aux attaques en germanophobie de la majorité : les archives. Le Parti Socialiste a exhumé un discours de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 : "la France n’a jamais exterminé un peuple, la France n’a pas inventé la solution finale, la France n’a pas commis de crime contre l’humanité , la France n’a pas commis de génocide". 
 
Ces paroles étaient passées un peu inaperçues car c'est le même jour que Nicolas Sarkozy avait annoncé sa volonté de créer un ministère de l'identité nationale. Une provocation qui répond à une provocation… qui répond à … C'est reparti pour une nouvelle semaine de politique et de polémique.

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