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Alors que le socialiste François Hollande présente ses propositions aujourd’hui, retour sur quelques programmes célèbres depuis 1981, notamment à gauche.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Un livre-programme de 60 propositions déclinées sur 41 pages, c'est ce que devrait présenter tout à l'heure François Hollande. Le candidat socialiste à la présidentielle tient une conférence de presse à Paris, avant un grand oral télévisé ce soir sur France 2.
La présentation du programme, passage obligé pour tout prétendant à la magistrature suprême. Et exercice plus ou moins réussi.

Mitterrand

A gauche, en matière de programme, comme en toute chose, LA référence obligée, c'est François Mitterrand et ses 110 propositions de 1981. C'était le temps où la gauche ambitionnait de changer la vie et n'hésitait pas à mettre le paquet sur les promesses électorales. Vingt ans plus tard, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Pour preuve, cette confession de Lionel Jospin, en février 2002 : "Je suis socialiste d’inspiration, mais le projet que je propose au pays, c’est pas un projet socialiste".

Jospin et Royal  

L’une des phrase qui vaut à Lionel Jospin la défaite au premier tour le 21 avril 2002, sur fond d'éparpillement des voix à gauche.
Une défaillance programmatique réitérée finalement 5 ans plus tard. Ségolène Royal fait campagne seule, indépendamment du parti qu'elle n'aime pas, et qui ne la soutient pas. Mais elle est obligée de reprendre dans son pacte présidentiel des idées du projet socialiste auxquelles elle ne croit pas, dont deux propositions signées Laurent Fabius. Confession d'après-défaite, le 20 juin 2007, sur France Info et LCP : "Le SMIC à 1.500 euros bruts dans cinq ans ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes et que j’ai du reprendre dans le projet présidentiel, et qui n’ont pas été du tout crédibles".    

Sarkozy

Un hiatus, et non des moindres, qui a plombé la campagne de Ségolène Royal. Le 5 mai 2008, sur France Info, François Fillon, premier ministre de Nicolas Sarkozy décrète la victoire idéologique de la droite : "Le service minimum dans les services publics, la question des régimes spéciaux de retraites ; tous ces sujets là, c’étaient des sujets sur lesquels le débat était organisé autour de la thématique de la gauche ; on a emmené les français sur le terrain idéologique que nous souhaitions et je pense que c’est une grande satisfaction".

La bataille des idées, gagnée en 2007 par la droite. Qu'en sera-t-il cette fois. Réponse dans les 90 jours qui viennent.

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