Tarifs réglementés de l’électricité : les concurrents d’EDF s’engagent à limiter la hausse... cette année

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Naïma Idir, la présidente de l'Anode, assure que les fournisseurs alternatifs suivront les consignes du gouvernement, mais ouvre la porte à de nouvelles hausses l'an prochain. 

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Radio France
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Naïma Idir, présidente de l’Anode, le 14 janvier 2022. (FRANCE INFO / RADIO FRANCE)

La hausse des tarifs de l’électricité ne dépassera pas 4% cette année. C’est l’engagement du gouvernement, alors que les prix mondiaux de l’énergie flambent. Invitée éco de franceinfo vendredi 14 janvier, Naïma Idir, la présidente de l’Anode, qui représente les concurrents d’EDF, affirme que ces fournisseurs privés respecteront cette règle pour tous leurs tarifs indexés sur les tarifs réglementés, mais elle annonce un "report sur 2023".  

Naïma Idir l’affirme : "Pour toutes nos offres qui seront indexées sur ces tarifs [réglementés] nous ne pourrons pas faire plus [que 4%] puisque les tarifs seront gelés". Mais pour ceux qui ont choisi une autre tarification, tout dépendra : "Les clients peuvent choisir par exemple une offre à prix fixe, sur une durée beaucoup plus importante que l’année 2022".  

Une augmentation en 2023 ?  

Dans le Parisien, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire assure qu’il n’y "aura pas de rattrapage conduisant à une nouvelle hausse l’an prochain. Ce sont l’État et EDF qui supporteront le coût de cette mesure". L’État impose notamment à EDF de vendre à ses concurrents encore davantage d’électricité à prix réduit.  

Mais pour Naïma Idir, "il y a aura un report sur 2023", car "la somme des mesures ne permet pas de gommer la totalité du surcoût". La présidente de l’Anode imagine néanmoins une solution : "Est-ce que le gouvernement fera des annonces pour empêcher une nouvelle hausse en 2023 ?"

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