Embargo contre la Russie : "Tout est sur la table", selon le ministre du Commerce extérieur

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Les États-Unis envisagent un boycott du pétrole russe. La France ne ferme "aucune porte", explique Franck Riester, mais veut évaluer "les conséquences" pour l'Europe. 

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Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieur, invité éco de franceinfo, lundi 7 mars 2022. (FRANCEINFO)

Le président ukrainien, Volodimir Zelenski, réclame un embargo international contre la Russie, et notamment un boycott du pétrole russe. Invité éco de franceinfo, lundi 7 mars, Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieure, affirme que "tout est sur la table" et que "la France est prête à prendre des décisions supplémentaires pour mettre la pression à la Russie si nécessaire".

Ces nouvelles mesures prévoient-elles un embargo sur les produits pétroliers importés de Russie ? Le ministre répond que "des discussions très étroites" ont lieu, "notamment avec les États-Unis". Mais, ajoute-t-il, la France veut "regarder ce qui est efficace (…) en tenant compte des conséquences que cela peut avoir sur l’Union européenne".

Nous avons une dépendance au pétrole et au gaz russes que n’ont pas les Etats-Unis.

Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur

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À la fin de la semaine, Emmanuel Macron réunira ses homologues à Versailles, pour évoquer notamment l’autonomie de l’Europe dans des secteurs stratégiques, dont l’énergie fait partie. "Il y a besoin d’aller plus vite et plus loin en matière d’autonomie stratégique", estime Franck Riester.

En Russie, "accompagner les intérêts français"

Environ 1 200 entreprises françaises sont présentes en Russie. Doivent-elles quitter le pays ? Non, selon le ministre du Commerce extérieur : "Nous regardons précisément comment nous pouvons les accompagner, dans des solutions de moyen et long terme".

Le groupe TotalEnergies, très actif en Russie, a renoncé à financer tout nouveau projet sur place, mais il y conserve ses activités. À tort ou à raison ? "Il s’agit d’accompagner les intérêts français, répond Franck Riester, pour qui "on doit regarder l’équilibre entre les sanctions que l’on met à la Russie, et les valeurs que nous défendons".  

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