Bien-être animal : la Fourrure française veut "se battre" contre les attaques

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Pierre-Philippe Friehl, représentant du secteur, veut poursuivre le magazine "Elle" qui bannit la fourrure naturelle de toutes ses publications. 

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Radio France
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Pierre-Philippe Frieh, porte-parole de la Fourrure française, était l'invité éco de franceinfo le mercredi 8 décembre 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le magazine Elle a tranché. Il bannit la fourrure animale de toutes ses publications à travers le monde, qu’il s’agisse des articles ou des publicités. Il entend "promouvoir une industrie de la mode plus humaine". Invité éco de franceinfo mercredi 8 décembre, Pierre-Philippe Frieh, porte-parole de la Fourrure française, qui représente le secteur, contre-attaque et annonce que la filière va "se battre".  

Pierre-Philippe Frieh annonce une action judiciaire contre la publication. Il lui reproche "un refus de vente, une pratique anticoncurrentielle, déloyale, discriminatoire, arbitraire". Il veut aussi mener une initiative plus large, "un collectif de défense, en France et en Europe, des filières artisanales et des matières précieuses comme les cuirs exotiques, le cuir et la laine, au même titre que la fourrure".  

Une demande en hausse à l’étranger    

De nombreuses marques de luxe ont rompu avec l’usage de la fourrure naturelle, au nom du bien-être animal. Pierre-Philippe Frieh rétorque que le marché est "ultra-certifié" : "Dans le monde de la mode, nous sommes à la pointe de la certification en matière de bien-être animal." Il défend également le caractère "naturel", selon lui, de la fourrure animale, à l’opposé de la fourrure synthétique.    

"Qui peut croire en 2021 que la mode éthique est une mode en plastique ? La fourrure naturelle a une espérance de vie de quarante ans!""

Pierre-Philippe Frieh, porte-parole de la Fourrure française

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Selon le représentant du secteur, "la demande de fourrure a augmenté ces dernières années, notamment à l’étranger", et "les métiers de la fourrure sont majoritairement des métiers d’artisans", tournés vers l’export : "On est sur un chiffre d’affaires national de 300 millions d’euros et près de 110 millions d’euros à l’export."

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