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Petit matin ou grand soir fiscal?

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Un sujet, un seul : la réforme fiscale avec le début des consultations ce lundi des partenaires sociaux par Jean-Marc Ayrault. Petit matin ou grand soir fiscal, les avis divergent en fonction de sa place sur l'échiquier politique.
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Radio France
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L'UMP opte pour le petit matin, voire pas de matin du
tout. Cette réforme, elle est tout simplement impossible pour l'ancien ministre
de l'Economie, François Baroin sur RTL.

"C'est une idée qui a séduit à peu près dans tous les
camps et à toutes les périodes. Mais c'est une réforme insurmontable qui apparaît
comme le miroir aux alouettes. On s'aperçoit que c'est brillant mais quand on
va dessus on se rend compte que c'est un piège, y compris pour eux.
"

Même tonalité pour Valérie Pécresse sur France Info. Parler
des impôts, ce n'est pas la priorité, pour l'ex-ministre du Budget de Nicolas
Sarkozy.

"Je crois que c'est absurde de commencer à discuter
des recettes avant d'avoir parlé des dépenses. Qu'est ce que c'est les impôts.
C'est de l'argent que l'on prélève pour financer les services publics et la
solidarité. Si on n'est pas d'accord sur le niveau des dépenses publiques et
sur ce que l'on veut financer avec cet argent, cela ne sert à rien de parler
des impôts.
"

Une réforme inutile

C'est ce qu'estime l'opposition. La majorité contre-attaque.
Si l'opposition dénigre, c'est pour permettre à ses "tontons flingueurs " de ne
plus se flinguer entre eux, explique le chef de file des députés socialistes
Bruno Le Roux sur Radio Classique.

"L'opposition est dispersée aujourd'hui façon puzzle.
Rien ne peut trouver grâce à ses yeux, elle est dans l'invective. Quand on n'a
plus de proposition, on traite les autres d'incapables. Trouvé moi un Premier
ministre qui dans une première année a fait autant de réformes de fond.
"

Mais il y a aussi des "tontons flingueurs " à gauche. Pierre
Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, dit craindre une
"embrouille". Il ne croit pas beaucoup à la consultation menée
par le gouvernement. Les communistes veulent lancer leur propre initiative. C'est
ce qu'explique Pierre Laurent sur France 2.

"On va ouvrir des ateliers législatifs avec les
syndicalistes, avec les citoyens. On va faire le débat public, que visiblement
le Premier ministre n'a pas l'intention de faire, et au printemps on va
proposer à tout le monde d'organiser des Etats généraux de la justice fiscale.
On écrira avec le pays un projet de loi et on s'engagera à déposer et à
défendre ce projet au Parlement.
"

Les impôts vont-ils augmenter ?

Non, répond le gouvernement. La réforme se fera à fiscalité constante a assuré
Jean-Marc Ayrault la semaine dernière. Nathalie Kosciusko-Morizet, sur iTélé,
n'y croit pas.

"Qui peut croire cette histoire de fiscalité constante ?
Depuis dix-huit mois, à chaque fois on nous dit, il va y avoir un moratoire,
une pause, demain ce sera différent. Ils ont des candidats qui annoncent
pendant les élections qu'ils n'augmenteront pas les impôts, ils annoncent la
stabilité fiscale et après ils les font exploser.
"

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