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Mariage pour tous et questions sur le Mali : l'actu politique du jour

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Entre manifestation et examen au parlement, le débat sur le mariage et l'adoption pour tous entre dans une nouvelle phase. Parallèlement, de plus en plus de questions se posent autour des zones d'ombre de l'intervention française au Mali.
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Radio France
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Les partisans du texte sur le mariage et l'adoption pour tous espèrent une adoption définitive avant l'été. Au total, 5300 amendements ont été déposés, surtout par l'opposition mais pas seulement. Pour Jean-Luc Mélenchon, co-président du parti de gauche, l'adoption ne fait pas de doute mais il y a d'autres enjeux. Jean-Luc mélenchon sur Europe 1 : "Cette idée va aboutir. Mais il faut que le pays se dise que la décision qui a été prise est la bonne et qu'il y ait moins d'homophobie, moins de violence dans l'air. C'est surtout ça qui est important ".

Ces amendements proposent une union ou alliance civile au lieu d'un mariage homosexuel, des restrictions à l'adoption ou la suppression pure et simple du texte. Autant de positions que combat le député UMP Franck Riester. Ce matin sur Canal +, il affirmait  que la droite est moins monolithique qu'il n'y paraît sur le sujet : "

Questions autour de la guerre au Mali

Questions toujours sur l'isolement de la France sur le terrain mais pas uniquement. Tout en soutenant l'intervention, l'opposition s'interroge sur les conditions de l'intervention et sur l'après-guerre. Alain Juppé, ce matin sur RTL : "J'espère convaincre un certains nombre d'autres. Certains réfléchissent. Dans les enquêtes d'opinion, il y a 60% des gens de droite qui sont contre. Ca veut dire qu'il y en a 40% qui sont pour ".

Et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius reconnaît que les groupes terroristes cherchent à éviter les affrontements et la France, elle, cherche à éviter l'enlisement : "D'abord qu'est-ce qui se passe à Bamako, l'ordre constitutionnel n'est pas rétabli. Comment va-t-on éviter que les troupes maliennes se livrent à des exactions comme ces derniers jours. Comment va-t-on impliquer davantage nos partenaires européens ? Je pense aussi qu'il faut une action diplomatique très active car le concenssus international se fissure : l'Egypte, la Tunisie, le Qatar émettent des critiques "

La France en faillite ?

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a affirmé ce dimanche que le gouvernement précédent avait laissé une France en faillite. Et comme la situation en s'est pas vraiment améliorée, sa petite phrase gêne jusqu'au sein du gouvernement. Sur France Info, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a tenu à rectifier : "Le terme n'est pas tout à fait approprié parce que la France n'a pas besoin de fermer des services publics, qui a du crédit sur les marchés. C'est pour dire que c'est compliqué, c'est dur ". Une explication de texte tout en finesse qui intéressait moins la gauche lorsque François Fillon, alors Premier ministre, avait utilisé le terme.

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