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Le vote du Sénat sur Dassault agace, Bricq nie un tournant de Hollande

Douze sénateurs de droite et 14 sénateurs de gauche sont dans une pièce et votent contre la levée de l'immunité parlementaire de Serge Dassault. Ils empêcheront donc la justice d'entendre le sénateur UMP sur une enquête d'achat de vote aux dernières municipales à Corbeil-Essonnes.

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La sénatrice socialiste Laurence Rossignol parle de scandale
sur France Inter et veut que les règles changent :
"Ce qui est
terriblement désastreux au sein même du Sénat c'est que la suspicion est là. On
se dit qu'il y en a un qui ment. Je ne sais pas qui c'est et les raisons sont
multiples. Ce que j'en conclus c'est qu'il faut en finir avec le vote secret
des parlementaires.
"

Le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé propose, sur
iTélé, d'appliquer tout de suite ce principe.

"J'ai une petite solution héritée du passé. Nous
devons avoir une procédure qui mêle l'ensemble de l'Assemblée en séance
plénière, c'était le cas avant 1995. On levait l'immunité parlementaire en
séance plénière avec la transparence et avec la publicité des votes. On savait
qui votait quoi.
"

La présidente du Front national Marine Le Pen, sur LCI
explique aussi qu'elle se réjouit toujours quand les élus montrent leurs vrais
visages.

"L'ensemble de ces sénateurs préservent deux fois de
suite l'immunité parlementaire de monsieur Dassault pour des faits de droit
commun. Alors que pour des propos tels que ceux que j'ai tenu sur les prières
de rue, ma levée d'immunité parlementaire a été votée. Donc, on voit bien que
cette immunité parlementaire a été détournée de son sens. Elle est là pour
protéger les amis et pour tenter de condamner ses adversaires politiques.
"

Le changement de pied politique de François Hollande

C'est le sentiment de la gauche de la gauche sur le plan
économique. François Hollande est-il devenu un social-libéral depuis ses
vœux du31 décembre ?

Pas du tout, répond pour la ministre du Commerce extérieur Nicole
Bricq sur France Info :
"La ligne du président de la République, le
gouvernement l'applique à la lettre depuis l'automne 2012 où nous avons lancé
le pacte de compétitivité. Il n'y a pas de tournant. Si on relit ce qui a été
dit l'année dernière et ce qui a été fait, il faut tout faire pour que 2014
produise ses effets. Au moment où la reprise se dessine en Europe, il faut être
présent dans le wagon de tête.
"

Sur France Culture, le ministre du Travail Michel Sapin est
sur la même ligne.
Il s'agit bien de réduire les charges qui pèsent sur le
travail pour créer des emplois. "On peut baisse fortement ce qui pèse sur
la production et sur l'emploi en échange d'une vraie contrepartie sur le nombre
d'emploi, mais aussi sur la qualité de l'emploi. Le plein emploi est très
important, mais le bon emploi est aussi important.
"

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