Cet article date de plus d'un an.

Parti en juillet 2015, Markus Pukonen s’apprête à boucler un tour du monde à pied

Il est parti de Toronto, sa ville de résidence au Canada, il y bientôt huit ans pour récolter des fonds pour son association Routes of Changes. Il a redistribué l’argent récolté tout au long de son parcours de 73 000km à des initiatives locales, de la lutte contre la déforestation à la dépollution des rivières.
Article rédigé par franceinfo, Marion Lagardère
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Markus Pukonen en paddle à Hong Kong (Chine). (SOUTH CHINA MORNING POST / SOUTH CHINA MORNING POST via GETTYIMAGES)

C’est un défi complètement fou : Markus Pukonen est en passe de boucler un tour du monde réalisé à la seule force de ses muscles et du vent. En clair, ce trentenaire canadien n’a pris ni avion, ni train, ni bus, ni voiture, ni même un seul ascenseur. Il a décidé de parcourir le globe à pieds, à vélo, ou encore en canoë, et pour ce qui est des mers, en trimaran et bateau à voile.

>> Etats-Unis : à 81 ans, Ellie et Sandy font le tour du monde en 80 jours et fascinent TikTok

Cela fait sept ans et 350 jours qu’il est parti de Toronto, à l’est du Canada, il en est à 73 000 kilomètres parcourus et ce lundi, il ne lui en reste plus que 720 pour boucler la boucle puisqu’il est à Washington, au nord des États-Unis, tout près de la frontière canadienne. 

Pourtant, faire le tour du monde de cette manière n’était pas du tout son rêve au départ. Son rêve, c’était de devenir pompier. Pendant plusieurs années il s’est dédié entièrement à cette mission, "et puis un jour, dit-il sur son blog, j’étais sur un incendie de forêt quand mon père m’a appelé, il m’a annoncé qu’il était atteint d’une leucémie et qu’il n’avait plus que quelques semaines à vivre." Dès le lendemain, Markus Pukonen s’est mis en congé, et a partagé ses derniers instants de complicité avec son père, six mois pendant lesquels a grandi en lui une obsession : qu’est-ce qu’une vie sans regret ? 

Bâtir une vie sans regrets

Il a donc fondé une association Routes of Changes, les "routes du changement", et il est parti avec un objectif : raconter chaque étape de ses aventures pour récolter des fonds et les redistribuer. Le premier jour, il a marché jusqu’au lac Ontario, il a pris un canoë, et il ne s’est plus jamais arrêté d’avancer vers l’ouest. C’était le 13 juillet 2015, la suite est une longue marche à travers le Canada, une traversée du Pacifique, de  la Chine, de l’Inde, de l’océan indien, pour atteindre la Tanzanie, descendre en Afrique du sud, de là il a traversé l’Atlantique, s’est retrouvé au Brésil et remonte donc désormais vers le Canada, 
sans transports motorisés, "pour revenir à la mesure réelle des distances et du temps.

Alors, qu’est-ce qu’une vie sans regret ? À la fin, ce sont les dons qu’il a fait qui le disent. Tout au long de son parcours, Markus Pukonen a financé des dizaines d’initiatives locales en Asie, en Afrique, en Amérique Latine, pour la reforestation, la dépollution des rivières, ou encore la lutte contre la malnutrition infantile. Il dit surtout qu’une vie sans regrets, c’est une vie où l’on peut passer des relais, et c’est ce qu’il espère désormais faire : passer la main à qui voudrait bien faire une petite randonnée de 70 000 kilomètres pour Routes of Change.  

Consultez lamétéo
avec
voir les prévisions

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.