"Secret Invasion" mélange Marvel et John Le Carré

Avec "Secret Invasion", Samuel L. Jackson, alias Nick Fury, devient enfin le héros central d'un Marvel. Mais la série en six épisodes lorgne plus du côté du thriller, sous la guerre froide, qu'à une série réelle de super-héros.
Article rédigé par France Info - Laurent Valière
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Talos et Nick Fury, incarnés à nouveau par Ben Mendelsohn et Samuel L. Jackson. (MARVEL / DISNEY +)

Secret Invasion, la septième série Marvel en six épisodes, se déroule de nos jours. Nick Fury, le fondateur des Avengers qui les a tous formés, le seul qui n’est pas super-héros, incarné par Samuel L. Jackson est enfin au centre de l’histoire.

Il a bien vieilli, il ne porte plus de bandeau noir à l’œil gauche, qui paraît abîmé. Les fans se rappellent qu’il avait, à la fin de Captain Marvel, débarrassé la terre de petits hommes verts génétiques, les Skrulls, en leur promettant de leur trouver une nouvelle planète, après avoir détruit la leur. Mais aujourd’hui, les Skrulls ont perdu patience, et s’apprêtent à envahir la terre, en déclenchant une sorte de troisième guerre mondiale qui mêle Etats-Unis et Russie.

Comment ? Pas en prenant l’apparence de super-héros connus, comme ce qui fut le cas dans un comics Marvel des années 2000, qui s’appelait justement Invasion secrète – ça, c’était drôle – mais en prenant l'apparence des humains. Et la question, à chaque fois qu’on verra quelqu’un à l’écran, sera de savoir s’il n’est pas un Skrull déguisé.

Secret Invasion est une nouvelle série à l’univers très sombre, dont les deux premiers épisodes – à ce jour disponibles aux critiques – risquent de décevoir les amateurs de l’univers Marvel. Ce n’est pas tant qu’on n’a pas droit à notre lot d’effets spéciaux, de Skrulls, qui se transforment à vue d’œil, mais la série fait surtout penser à un thriller, situé en pleine guerre froide, à la John le Carré. Et pas de super-héros, jusqu’ici à l’horizon.

Samuel Jackson, dans le rôle de Nick Fury, n'a rien perdu de sa superbe. Le casting autour est 5 étoiles, avec Émilia Clarke, la Daenerys Targaryen Targaryen de Game of Thrones, et Olivia Colman qu’on a adorée en Reine d’Angleterre dans The Queen, cette fois dans le rôle d’un agent du MI6, sociopathe truculente, mais les autres personnages ont perdu de leur superbe : Talos, incarné par Ben Mendelsohn, un Skrull passé du bon côté, qui a perdu de son mordant. 

Même Moscou et la Russie sont croqués de façon assez basique, sans grande imagination. Imagination, c’est ce qui manque au début de cette série. Mais rien ne dit que les quatre autres épisodes ne redresseront pas la barre.

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