"Normal People", premiers baisers et lutte des classes

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Dans "Normal People", la romancière Sally Rooney raconte sur plusieurs années une histoire d'amour débutée au lycée, empêchée par la pression sociale. Une magnifique série britannique diffusée sur France 5.

Article rédigé par
Laurent Valière - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Daisy Edgar Jones et Paul Mescal sont Marianne et Connell dans "Normal People". (ELEMENT PICTURES / ENDA BOWE / STARZPLAY)

Premiers baisers sur fond de lutte des classes. C’est le thème de cette série qui est diffusée à partir de ce lundi 14 février, en prime time sur France 5, l’une des meilleures séries de la saison dernière, Normal People.

Une première histoire d'amour

Au lycée d’une petite ville de l’ouest de l’Irlande, deux jeunes se cherchent et se trouvent peut-être. Problème : ils ne sont pas de la même classe sociale : la mère de l’un est femme de ménage au domicile de l’autre. Connell est sportif séduisant et apprécié de tous. Marianne, une jeune fille solitaire qui fait tout pour éviter les autres élèves.

Une histoire se noue entre eux : une première histoire d’amour, sensible, compliquée, parfois cachée de tous. Qu’on verra évoluer en même temps que les protagonistes grandissent et passent du lycée à l'université. Toujours tiraillés par leurs amis, leurs envies et la pression sociale.

Normal People, c’est l’adaptation d’un roman sensible de la britannique Sally Rooney. Elle est considérée comme la porte-parole de la génération des Millennials. Ouvertement marxiste et féministe, elle racontait dans son roman les égarements d’une génération un peu paumée, qui a du mal à s’engager dans des sentiments et pour qui le sexe permet parfois de se retrouver.

Une série brillante et réaliste

On la retrouve aux manettes de cette adaptation juste : elle a écrit six des 12 épisodes de 30 minutes. La série réaliste retranscrit avec pudeur et justesse ces premiers émois, ces premières relations amoureuses. On a même fait appel à un conseiller d’intimité, lorsqu’un épisode presque complet raconte presque sans paroles leur première rencontre physique.

La série est emmenée brillamment par deux comédiens dont l’un sortait juste de l’école d’art dramatique : Daisy Edgar Jones, dans le rôle de Marianne, et Paul Mescal, dans celui de Connell, qui a reçu l’an dernier au Royaume Uni le prix du meilleur acteur.

Une série tendre qui fait penser par son naturalisme et sa poésie aux films d’Éric Rohmer et de François Truffaut, le portrait à la fois pudique, romanesque mais cru d’une génération qui découvre la vie.

Une éducation sentimentale d’aujourd’hui, à découvrir à partir de lundi 14 février, sur France 5.  

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