L'empire des séries, France info

L'empire des séries."The Boys" saison 2, ces super-héros bien pourris

La deuxième saison de "The Boys" continue d'écharper la mode des super-héros à travers la ligue des "Seven", des super justiciers corrompus et racistes que cherchent à éradiquer quelques hommes et femmes considérés comme des terroristes. 

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Homelander, Stormfront, Starlight et A-train, l\'homme le plus rapide, quatre super-héros plutôt pourris.
Homelander, Stormfront, Starlight et A-train, l'homme le plus rapide, quatre super-héros plutôt pourris. (Amazon Prime)

On les appelle les Seven : sept super-héros sous la houlette du pire, un blondinet musculeux, mélange de Captain America et Superman, dont la cape est le drapeau américain. Sauf qu’ils sont égoïstes, drogués, méchants. Leurs exploits contre le crime sont chorégraphiés par une multinationale, la Vought Company, qui est surtout une machine à cash qui sait manipuler les masses par le marketing et les médias.  

Face à eux, The Boys, qui donnent le titre à la série : une bande de renégats considérés comme des terroristes, bien décidés à éliminer ces super-héros. Une deuxième saison encore plus d'actualité à découvrir sur Amazon Prime. 

Adapté d'un comic de l'après 11 septembre

La première saison de The Boys avait décapé. Un super-héros harcelait sexuellement l’une des leurs. La deuxième, disponible chaque semaine sur Amazon Prime poursuit le travail. Cette nouvelle saison approfondit chaque personnage, explore la reconversion de The Deep, le super-héros prédateur de femmes. Elle voit aussi l’apparition d’une nouvelle super héroïne, superstar des réseaux sociaux, mais démagogue, raciste, cruelle qui attise le nationalisme blanc et vomit les immigrés.

La série The Boys est inspirée d’une bande dessinée encore plus trash née après les attentats du 11 septembre. L’auteur de la série, Eric Kripke, a conservé l’idée de choquer le public amateur de super-héros.  Pour lui, la BD était est la métaphore parfaite du monde actuel qui mélange célébrité et autoritarisme, où le fascisme est véhiculé à travers les réseaux sociaux.   

Stormfront, super héroïne raciste

Une deuxième saison toujours aussi trash et hyper violente. On ne compte pas les têtes coupées, les tripes mises à jour, les mains déchiquetées, les torrents d’hémoglobine. Des scènes d’action rondement menées sur de la musique rock.    

Surtout, cette nouvelle saison est encore plus cynique que la première. Elle évoque dans des thèmes plus que d’actualité : le racisme, le suprémacisme blanc, la "cancel culture" qui déboulonne les statues.

La série résonne plus que jamais dans l’Amérique trumpienne faite de slogans, de paranoïa, de frustration, de méfiance, de mots valises, et de discours bêtes et tout faits. Parfait pour se préparer aux prochaines élections américaines. Une série qui plaira même à ceux qui n’aiment pas les super-héros.              

Homelander, Stormfront, Starlight et A-train, l\'homme le plus rapide, quatre super-héros plutôt pourris.
Homelander, Stormfront, Starlight et A-train, l'homme le plus rapide, quatre super-héros plutôt pourris. (Amazon Prime)