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Pourquoi la fatigue au volant guette en particulier les jeunes

En cette veille de gros départs, gros plan sur un sujet rarement abordé : la fatigue au volant des jeunes. Parce que les jeunes se fatiguent davantage en conduisant.
Article rédigé par Jean-Rémy Macchia
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 5 min
  (Quand on n'a pas l'habitude de conduire, on se fatigue plus vite © Fotolia)

Les jeunes titulaires du permis – ceux qui ont moins d'un an de permis – sont plus vulnérables à la fatigue. C'est étonnant, car ce n'est évidemment pas dû à une moindre résistance physique à la fatigue. Cela tient au manque d'habitude de la conduite : moins vous avez l’habitude de conduire, plus le fait d'être au volant (d'avoir à tout capter, à réagir à tout) exige de l’attention et de la concentration.

D'ailleurs, souvenez-vous de vos leçons de conduite : les premières fois que vous vous lanciez sur la route, vous étiez épuisés ! C'est de la fatigue nerveuse, mentale.

Une fatigue bien réelle...

Parce que se mettre à conduire, au début, amène le cerveau à traiter, sans discernement, trop d'informations : vous captez tout ce qui se passe sur la route. Ensuite avec l'expérience, le cerveau apprend à discerner et à ne traiter que les informations strictement nécessaires à la conduite. Donc il se fatigue moins.

En attendant, si vous venez d'avoir votre permis, deux conseils : au cas où vous auriez à conduire, sur de longues étapes pour la première fois cet été, multipliez les pauses ou encore mieux : passez le volant ;ne jouez pas aux cadors : la première caractéristique de la fatigue (et ça, c'est vrai pour tout le monde), c'est que – à tous les coups – elle a le dessus sur vous. Vous ne pourrez pas la vaincre, vous serez forcément moins fort qu'elle. Donc n'hésitez pas à vous arrêter !

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