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Mazda 3 : méconnue, mais vraiment intéressante

Parfois, il est intéressant de revenir sur une voiture qui n'est pas à strictement parler une nouveauté mais qui est méconnue alors que, pourtant, elle mérite le détour.

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(Mazda 3 © Mazda)

La Mazda 3 n'est pas totalement nouvelle  puisqu'elle est sortie il y a 1 an.

Mais elle est symptomatique de cette chute des ventes de Mazda, en France. Une chute des ventes vertigineuse – puisque Mazda vend aujourd'hui 60% de moins de voitures qu'il y a 7 ans.

Et les ventes de cette Mazda 3 ont carrément sombré ; ses devancières se sont vendus jusqu'à 4.500 exemplaires par an et elle va terminer l'année à – seulement – un peu plus de 1.500 exemplaires.

Trois fois moins !

Pourquoi un tel échec ? C'est une bonne voiture !

Les ventes de Mazda se concentrent davantage sur les SUV – les 4 X 4  et les berlines se vendent de moins en moins.

Et c'est dommage  parce que cette Mazda 3 dont je vous parle aujourd'hui se révèle être une excellente voiture.

D'abord par sa facilité de conduite et son caractère léger presque joyeux.

On a affaire à une voiture "extrêmement bien élevée", docile, pleine d'élan avec des  commandes feutrées très agréables ; un comportement routier facile et très sûr ; une suspension conciliante.

Et donc : un agrément général de haut niveau.

La version qui se vend – évidemment – le plus, en France, c'est la diesel.

Et là, petit instant d'étonnement : parce que la règle générale absolue en ce moment, chez tous les constructeurs, est de réduire la taille des moteurs, pour obtenir une consommation plus basse.

Et là, ce n'est pas le cas.

Un gros moteur qui fait très bien les choses

Le diesel est un 2,2 l, en cylindrée – ce qui déjà, traditionnellement, serait une grosse cylindrée, pour une voiture de cette catégorie (la même que les Mégane ; 308 ; Golf ; etc.) ; mais en plus aujourd'hui, on réduit les cylindrées.

Donc, c'est complètement hors norme ; à contre-courant.

Mais, pour autant, c'est un diesel qui arrive aux mêmes résultats en consommation que les moteurs plus petits.

Et, s'il est plus lourd (c'est "un peu" inévitable) ; c'est sans conséquence sur l'ensemble de la voiture, qui reste plutôt léger.

Donc : une voiture réussie, attachante avec des prix concurrentiels : 20.400 à 32.500 €.

Si : elle a quand même deux défauts : sa visibilité de 3/4 arrière : franchement médiocre ; avec la petitesse de la surface vitrée des portes arrière : c'est aussi nuisible pour la visibilité du conducteur, quand il change de file que pour les passagers arrière qui ont un sentiment de claustration et qui voient peu la route.

Et une mémorisation des stations radio qui est vraiment archi complexe et peu pratique.

 

Chiffres et données statistiques : Jean-Michel Prillieux, d’Inovev, cabinet d’études et de prévision dans le secteur automobile.

(Mazda 3 © Mazda)