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La circulation alternée est-elle vraiment efficace ?

Demain lundi, circulation alternée dans la capitale et dans 22 communes de banlieue pour cause de persistance de la pollution atmosphérique. Un coup d'épée dans l'eau, estime Denis Astagneau.

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(© Maxppp)

"La France étouffe" clame le reseau écolo "Action Climat" devant le nuage de particules qui envahit peu à peu la France.

 

C’est vrai qu’en arrivant vers la région parisienne par exemple, on a l’impression de rentrer dans une sorte de brume très visible.

 Cette pollution, car c’en est une, a donné lieu ces dernières heures à une algarade politique sur l’opportunité de la circulation alternée.

La pollution automobile ne dépasse pas 25% de la pollution atmosphérique même au cœur des grandes villes. La part routière dans les émissions de particules, est de 14% pour les PM 10 et 17% pour les PM 2,5 et 1 selon le centre interprofessionnel de la pollution atmosphérique le CITEPA dans son étude d’avril 2013.

D’ailleurs peut-on parler de pollution automobile dans le Cantal ou le puy de Dôme ? Alors pourquoi prendre une mesure comme la circulation alternée qui va gêner des millions de personnes et qui aura l’effet d’une goutte d’eau dans l’océan puisque les voitures les plus anciennes donc les plus polluantes pourront circuler si elles ont la plaque adéquate.

 

D’ailleurs pourquoi cette campagne contre le diesel, longtemps encouragé par l’Etat lui-même alors que 82% des Français sont contre son interdiction. Les constructeurs automobiles ont du mal à comprendre, eux qui ont investi en masse pour se conformer aux directives européennes Euro 6.

 

D’ailleurs, on peut aussi se demander pourquoi les entreprises publiques et les municipalités n’ont toujours pas remplacé leurs parcs diesel par des véhicules électriques y compris à la mairie de Paris. C’est surement une question de temps...

 

 

 

(© Maxppp)