Loïck Peyron en lice pour le Vendée Globe virtuel note qu'il faut "quand même se lever toutes les trois heures !"

Le navigateur est engagé dans la course en ligne Virtual Regatta. "On a les mêmes prévisions, globalement les mêmes bateaux, aux options près", explique-t-il. "C'est un jeu stratégique et tactique" et ce qui est "assez génial", c'est que "50% des joueurs n'ont jamais mis les pieds sur un bateau !"

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Loïck Peyron en juin 2009 jouait déjà à Virtual Regatta. (OLIVIER MORIN / AFP)

"Il faut quand même se lever toutes les trois heures", s'est amusé sur franceinfo mercredi 11 novembre Loïck Peyron. Le navigateur français, vainqueur notamment de la transat Jacques Vabre et de la de Route du Rhum, participe au jeu en ligne Virtual Regatta, une simulation en ligne du Vendée Globe. Plus d'un demi-million de personnes, dont plusieurs skippers, participent à l'épreuve virtuelle. "C'est assez drôle, je me mets une petite pression. On se sent beaucoup plus proche des concurrents eux-mêmes", a-t-il confié.

franceinfo : Quel est votre classement mercredi matin ?

Loïck Peyron : Ça s'est mieux passé cette nuit, je me suis réveillé plusieurs fois. Je dois être dans les 50 000 ou 60 000 premiers.

C'est très difficile, mais beaucoup moins que quand on est sur l'eau...

Loïck Peyron, navigateur

à franceinfo

Surtout cette nuit, où les skippers réels ont souffert de la tempête. [La flotte a effectivement rencontré des conditions météo difficiles au large du Cap Finistère en Espagne. Jérémie Beyou, favori cette année, Armel Tripon et Kevin Escoffier ont fait part d'avaries]. Mais il n'empêche qu'il faut quand même se lever toutes les trois heures.

C'est très réaliste en termes de navigation ?

C'est surtout la météo qui est rafraîchie au fur et à mesure de son évolution réelle. On a les mêmes prévisions, donc c'est un jeu stratégique et tactique. On a globalement les mêmes bateaux, aux options près. C'est assez drôle, je me mets une petite pression. On se sent beaucoup plus proche des concurrents eux-mêmes, qui sont en permanence en train de se réveiller toutes les dix secondes pour régler les voiles. Là, les voiles se règlent automatiquement et c'est une bonne nouvelle, sinon ce serait un truc de fou. Mais c'est vrai que ça me replonge dans une ambiance que je connais bien.

Ce n'est pas votre première participation au jeu ?

J'avais pris le départ du Vendée Globe en 2008 et j'avais démâté au début de l'océan Indien. Il m'a fallu quelques semaines pour rentrer en France. J'ai demandé à celui qui a créé le jeu de me parachuter virtuellement et c'est ce qu'il a fait. Donc je suis le seul à avoir commencé un Vendée Globe réellement et l'avoir fini virtuellement !

Ce jeu, c'est aussi un moyen de faire vivre le milieu de la voile ?

Je crois qu'il y a 50% des joueurs qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau ! C'est ça qui est assez génial. Le e-game est en pleine évolution depuis quelques années et le e-game à la voile commence à prendre beaucoup de place. On sent bien sur les courses "offshore", c'est à dire les courses au large, et sur les courses "inshore", il y a de plus en plus de participants.

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