J'ai 10 ans. Michel Drucker : "Une enfance exigeante"

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Samedi 14 août, l’invité de "J’ai dix ans" est une figure emblématique du paysage audiovisuel français depuis plus de cinq décennies. Michel Drucker est aussi l’auteur de plusieurs livres. Dans son dernier ouvrage, "Ça ira mieux demain", paru aux éditions Robert Laffont, il raconte les coulisses de sa récente opération du cœur. 

Article rédigé par
Julia Martin - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
L'animateur Michel Drucker sur le plateau de son émission "Vivement Dimanche" sur France 2, le 24 mars 2021. (FRED DUGIT / MAXPPP)

Si elle commence en 1965 à l’ORTF, comme reporter et commentateur des grands événements sportifs, la carrière de Michel Drucker prend un autre virage lorsqu’il décide de s’orienter dans les années 1970 vers ce qu’on appelle alors la "variété". Des émissions populaires où tous les artistes se pressent pour venir chanter et s’amuser ensemble. "Champs-Elysées", "Stars 90" ou encore "Faîtes la fête" sont diffusées en prime time et confèrent à Michel Drucker une très grande notoriété et un statut d’animateur vedette. 

Depuis 1998, il coproduit, avec sa complice Françoise Coquet, et présente "Vivement dimanche" sur France 2. On le voit par ailleurs à la tête de grandes soirées évènements sur les antennes du groupe France Télévisions. 

Michel Drucker est aussi l’auteur de plusieurs livres. Dans son dernier ouvrage Ça ira mieux demain paru aux éditions Robert Laffont, il raconte les coulisses de sa récente opération du cœur. Le témoigne intime et émouvant du français que tous les Français connaissent. 

franceinfo : "Exigeante", c’est en ces termes que vous qualifiez votre enfance. Pourquoi ? 

Michel Drucker : C’est une enfance jalonnée de stress, dans une atmosphère anxiogène, avec des parents et surtout un père très très exigeants. Il voulait que ses trois fils, car nous étions trois frères, soient tous des "numéro 1". Il a donc placé la barre très haut quand j’étais déjà très jeune. 

La réussite dans les études, c’était la seule option possible pour Abraham, votre papa, mais vous n’étiez pas à l’aise à l’école. Qu’est-ce qui faisait que petit, vous n’arriviez pas à vous y épanouir ?  

J’avais envie d’apprendre la vie dans la vie, de voir les gens, de mettre des images sur les écrits et j’avais envie d’être confronté au monde des adultes assez tôt. Je voulais être médecin comme mon père. Cela a raté… J’avais le goût des autres, je voulais voir les gens, parler aux gens. Je n’étais pas un solitaire. 

Vous êtes l’enfant du milieu, le deuxième de la fratrie. Arrivé après Jean et avant Jacques. Quelles étaient vos relations avec vos frères étant enfant ?  

J’étais très admiratif. Il y avait quatre, cinq ans d’écart avec mon jeune frère. Jean et moi, on était presque jumeaux, on avait un an d’écart. J’étais fou d’admiration pour Jean qui était mon héros. Il avait tout ! Il était beau mec, il plaisait aux filles, il était brillant… J’étais très admiratif

C’était un drame affreux quand il est parti il y a presque dix-huit, je ne m’en suis jamais remis… Pour moi, le phare de la famille, c’était Jean

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Justement, cette complicité unique avec Jean qui vous unira toute sa vie durant, est-ce qu’elle est née pendant l’enfance ? 

Il voyait bien que je dérouillais, que je me faisais engueuler tout le temps. Mon père qui était un caractériel qui n’avait aucune patience et qui me réveillait la nuit en rentrant de la maternité où il avait accouché une dame à trois heures du matin… Il me réveillait pour me faire réciter mes leçons… Quand on a dix ans et qu’on est réveillé comme ça par son père, on est tétanisé… Déjà qu’on ne dort pas parce qu’on a peur du lendemain, on ne se rendort pas une fois que le père est parti. 

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