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En attendant Netflix, la concurrence française fourbit ses armes

Impossible d'y échapper : Netflix débarque lundi en France. Pour contrer ce nouveau concurrent américain, les acteurs français de la vidéo à la demande contre-attaquent.

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(Capture d'écran du spot de publicité de Canalplay, avec John Malkovich © Canal+)

Depuis quelques jours, c'est une déferlante : des appels, des communiqués, des conférences de presse... Le message est toujours le même : "non, la France n'a pas attendu Netflix pour se mettre à la vidéo à la demande. Cinéphiles et sériephiles, ne vous laissez pas séduire par les charmes du géant américain : le "made in France" vous offre tout ce que vous voulez"... Les acteurs français - Canalplay, OCS ou encore VidéoFutur - fonctionnent tous pareil : vous prenez un abonnement compris entre 8 et 12 euros par mois (ce sont les prix qui seront pratiqués par Netflix à partir de la semaine prochaine) et vous avez accès de manière illimitée à un catalogue de films et de séries plus ou moins nombreux, plus ou moins récents.

Canalplay vient de muscler son offre

On sent quand même beaucoup de fébrilité. Evidemment quand vous avez LE leader mondial du secteur qui débarque sur votre marché, fort de 50 millions d'abonnés, il y a quand même de quoi s'inquiéter un peu, de quoi se préparer en tout cas à la bataille. Tout le monde fourbit ses armes : VidéoFutur vient de passer à la haute définition, FilmoTV met en avant son catalogue de films haut de gamme et surtout Canalplay montre les muscles. Le service de vidéo à la demande de Canal+ a organisé hier une grande conférence pour annoncer les nouveautés : un moteur de recherche personnalisé, de la production de séries originales ou encore un accord avec la chaîne américaine HBO.

Guerre de communication

Mais ce n'est pas seulement une guerre d'offre ou d'innovations, c'est aussi et surtout une guerre de communication. Pour cela, Netflix est le roi : son lancement est annoncé depuis des mois, le patron distille quelques interviews dans la presse française depuis Los Angeles, on cultive savamment le suspense. Pour favoriser son image, le groupe compte aussi sur des ambassadeurs de poids, comme Kevin Spacey. L'acteur de "House of Cards" est devenu le chantre de la révolution Netflix. Et pour la riposte, Canalplay s'est offert les services d'un autre comédien américain, John Malkovitch. Manière de dire "nous aussi on joue dans la cour des grands". En France, Canalplay compte 500.000 abonnés... soit pour le moment 500.000 de plus que Netflix. Canal+ part avec un coup d'avance, mais la vraie bataille commence lundi.

(Capture d'écran du spot de publicité de Canalplay, avec John Malkovich © Canal+)