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Festival de Cannes : une journée de rébellion

LE JOURNAL DE CANNES - Le premier jour du Festival de Cannes a commencé dans un état d'esprit très particulier puisque les frères Coen, régulièrement récompensés, se sont rebellés contre le concept même de "meilleur film". Une rébellion qui se poursuit avec les films hors compétition :" Mad Max" et "Les anarchistes".

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(Adèle Exarchopoulos, Guillaume Gouix, Swann Arlaud, Tahar Rahim, dans Les Anarchistes © Mars Distribution)

Les stars les plus applaudies lors de la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes mercredi soir ont été les membres du jury et plus particulièrement leurs deux présidents, les frères Coen. Bien que régulièrement gâtés depuis la Palme d'or que leur avait remis roman Polanski en 1991 pour Barton Fink , ils se sont rebellés contre l'idée qu'il puisse y avoir un meilleur film. "

"Attribuer un titre de meilleur film c'est quelque chose qui me semble assez étrange de la part d'un artiste, surtout quand on récompense des gens qui exerce le même art que nous. Nous ne sommes pas des critiques, il ne s'agit pas de détester des films mais de se mettre d'accord sur un film que l'on aime tous et que l'on a envie de célébrer. C'est comme ça que je vois notre rôle ici, " a déclaré Joel Coen.

Le premier jour du Festival de Cannes a donc commencé dans un esprit de rébellion qui va se poursuivre ce jeudi avec tout d'abord l'un des justiciers solitaires les plus mythiques du cinéma américain attendu impatiemment dans les salles et ici à Cannes en séance spéciale.

(Mad Max: Fury Road © Village Roadshow Films (BVI) Limited)

Mad Max   est de retour dans un western post-apocalyptique plein de bruit et de fureur, plongé dans un monde en plein chaos, où l'eau et l'essence sont devenues des denrées rares, où les habitants de territoires entiers sont réduits en esclavage, où le seul mot d'ordre est de survivre à chaque seconde d'une traque hallucinogène assourdissante pour les uns, éblouissante pour les autres. Mad Max est toujours là, même hanté, même désespéré, son instinct de survie reste une forme de rébellion.

La révolte du 19e siècle

Pendant que George Miller embarquera les festivaliers dans un monde futuriste, à quelques encablures du palais des festivals, dans les salles de la semaine de la critique, c'est dans la France du 19e siècle que le cinéaste Elie Wajeman proposera de rejoindre d'autres révoltés.

(Tahar Rahim dans "Les anarchistes" © Mars Distribution)

Dans Les anarchistes , présenté en ouverture de la semaine de la critique et qui sortira dans les salles au mois de novembre, le jeune comédien Tahar Rahim interprète un brigadier chargé d'infiltrer un groupe d'anarchistes, qu'il va comprendre de mieux en mieux.

(Adèle Exarchopoulos, Guillaume Gouix, Swann Arlaud, Tahar Rahim, dans Les Anarchistes © Mars Distribution)