Info culture, France info

Festival d’Aix-en-Provence : la magie du songe d’une nuit d’été recommencée

Après le triomphe d’Alcina de Haendel, le public a jubilé en découvrant ou redécouvrant le "Songe d’une nuit d’été", opéra de Benjamin Britten d’après Shakespeare, dans la mise en scène de Robert Carsen. La production a 24 ans, mais elle n’a pas pris une ride.

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
(La mise en scène de Robert Carsen, déjà donnée à Aix en 91 et 92, est de retour dans la cour de l'Archevêché)

 La  magie d’une nuit d’été, sous le ciel bienveillant de la cour de l’Archevêché s’est reproduite. Cette version du songe avait tellement plu à sa création en 1991 qu’elle était revenue l’année suivante et n’a finalement pas cessé de tourner dans le monde  entier. L’idée géniale du Canadien Robert Carsen, c’est de ne pas avoir adapté la pièce dans son contexte, dans une forêt, où les elfes et les dieux s’amusent à brouiller les amours des protagonistes. En fond de scène le bleu de la nuit, sur le plateau un immense lit vert et blanc, des coussins gigantesques, puis des lits plus petits qui flottent en l’air, Robert Carsen a imaginé un pays des merveilles où la féérie s’installe.

Benjamin Britten a composé cet opéra en 1960, ce qui explique le côté inclassable de sa musique. C’est de l’opéra anglais, épicé de notes de comédie musicale avec une touche psychédélique. C’est surtout un Anglais, qui connaît parfaitement son Shakespeare, en respecte la musicalité de la langue, le rythme, l’ironie.

L’orchestre de l’opéra national de Lyon est dans la fosse sous la baguette de Kazushi Ono et l’ensemble des chanteurs comédiens est sur scène comme une vraie troupe de théâtre.

"Le songe d’une nuit d’été", opéra de Benjamin Britten, d’après Shakespeare, mis en scène par Robert Carsen au festival d’Aix-en-Provence jusqu’au 20 juillet.

(Comme il y a 24 ans, cette production britannique de l'opéra de Britten remporte un vif succès auprès du public aixois)
 

(La mise en scène de Robert Carsen, déjà donnée à Aix en 91 et 92, est de retour dans la cour de l'Archevêché)