Ils ont fait l'actu, France info

Ils ont fait l'actu. Pénélope Bagieu, dessinatrice de BD lauréate du prix Eisner : "En général, je ne gagne rien, j'ai raté mon Flocon de ski"

Comme tous les étés, Sébastien Baer revient sur les événements marquants de l'année. Et ce sont ceux qui les ont vécus qui les racontent. Lundi, Pénélope Bagieu  a eu la plus haute distinction internationale de la BD pour son album "Culottées".

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Pénélope Bagier, dessinatrice de bandes déssinnées.
Pénélope Bagier, dessinatrice de bandes déssinnées. (DANIEL FOURAY / MAXPPP)

Il y a un an, le 20 juillet 2019, la dessinatrice Pénélope Bagieu reçoit aux Etats-Unis le prix Eisner. C'est la plus haute distinction mondiale dans la bande dessinée. L'auteure de 37 ans est récompensée pour Culottées, une BD féministe. Et ce 20 juillet 2019, Pénélope Bagieu, qui assiste à la cérémonie au festival Comic-con de San Diego, découvre avant tout le monde qu'elle a gagné. "J'ai vu qu'ils commençaient à lutter pour lire le nom sur la carte et donc j'ai deviné que c'était moi parce que les Américains ont beaucoup de mal à dire mon nom" s'amuse Pénélope Bagieu.

Depuis son prix, Pénélope Bagieu n'a pas entamé de nouveaux projets. Le confinement a figé l'inspiration de la dessinatrice. À distance, crise sanitaire oblige, Pénélope Bagieu assure la promotion américaine de sa bande dessinée. Et finalement, douze mois plus tard, c'est cette aventure californienne et ce prix Eisner qu'elle retient de son année. "En général, je ne gagne rien, j'ai raté mon Flocon au ski... Du coup, c'était super de monter sur scène mais mon discours était nul", sourit la dessinatrice qui ajoute : "Je ne pense pas que ça va changer ma carrière, je suis passée de la fille qui fait des BD à la fille qui fait des BD avec un prix américain".

Cuisine, permis de conduire... en attendant le retour de l'inspiration

La période de confinement a été peu prolifique pour l'auteur : "Je n'ai rien fait, j'ai surtout fait la cuisine" dit Pénélope Bagieu qui a inauguré il y a quelques mois une bibliothèque qui porte son nom. Ces prochaines semaines, elle va tenter de passer son permis de conduire. Et dans la perspective d'une campagne de promotion à Moscou, la dessinatrice poursuit aussi son apprentissage du russe. Avant, espère-t-elle, de retrouver l'inspiration qui la fuit depuis plusieurs semaines. 

Pénélope Bagier, dessinatrice de bandes déssinnées.
Pénélope Bagier, dessinatrice de bandes déssinnées. (DANIEL FOURAY / MAXPPP)