23 des 27 pays de l'Union européenne ont déjà interdittoute forme de châtiment corporel dans leurs lois. Le premier des pays d'ailleurs, c'est la Suède. Déjà en1979, cet état a inscrit dans son code de la parentalité que " lesenfants doivent être traités dans le respect de leur personne et de leurindividualité ". Et depuis d'autres pays ont suivi.Quels sont ces pays ? Depuis la Suède, interdite la raclée en Finlande, en Autriche, à Chypre, enAllemagne, Interdite aussi la fessée en Roumanie, en Grèce, en Espagne ainsiqu'au Portugal. Pour l'Italie, il n'y a pas encore de loi, mais une décisionde la Cour suprême s'est prononcée pour l'abolition des claques en tout genre. Dans tous ces pays, l'opinion publique était au départdéfavorable. En Suède, par exemple, 70% des habitants étaient contreaujourd'hui 92% sont pour.En France, on peut dire tout de même qu'on a la main lourde?Et le sondage réalisé par l'association " l'Union desfamilles en Europe " ne fait que confirmer notre état d'esprit :87% des parents disent avoir donné unefessée à leurs enfants au moins une fois. Pas étonnant puisque le droitfrançais est aussi très ambigu sur cette question. Si la loi condamne lesviolences sur les mineurs, la justice française reconnaît aussi un " droit à la correction ". C'est le serpent qui se mord la queue ! Pourquoi autant de crispation sur la fessée en France? Il y a cette idée en France que l'éducation des enfantsrelève du domaine du privée. On touche à l'intime. Le châtiment corporel est en réalitéperçu comme une méthode éducative, le moyen d'affirmer une autorité sur nosenfants.Et pourtant on sait aujourd'hui que les châtimentscorporels (même une gifle) provoquentdes séquelles chez les enfantsC'est d'ailleurs ce que pense la pédiatre Edwige Antier,elle avait justement déposé des projets de loi pour interdire la fessée en 2009,puis 2010. Un acte humiliant qui entraine selon la députée une baisse del'estime de soi et favoriserait l'agressivité chez les enfants très jeunes. Mais si on regarde encore une fois autour de nous, le Canadan'a pas aboli la fessée, il l'a juste encadré et l'autorise entre 2 et 12ans, après c'est interdit. La Grande-Bretagne laisse quant à elle aux parents la liberté d'appliquer lapunition de leur choix à condition que ce soit " dans un cadre aimant etaffectueux ".