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Un Etat fort est une promesse pour un bon niveau de scolarité

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A la veille de la prochaine évaluation du programme PISA, Boris Cyrulnik évoque les raisons pour lesquelles certains pays obtiennent de meilleurs résultats scolaires que d'autres.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Le programme PISA, Programme
international pour le suivi des acquis des élèves, créé par
l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), est
devenu depuis 2000 la principale évaluation internationale des systèmes
éducatifs. Si la dernière date de 2009, la prochaine est annoncée pour le 3
décembre.

Vincent
Peillon affiche son pessimisme quant aux résultats attendus
. Il déclarait le 10 octobre dernier sur Canal + " La France décroche totalement, dans les
performances de ses élèves. Sur 10 ans et sur un certain nombre de
compétences, ça devient dramatique. Ce n'est pas seulement la lecture. Ce sont
les mathématiques. C'est la confiance des élèves en eux-mêmes (...) Et en plus,
et ça, c'est terrible pour nous tous, c'est le pays dans lequel les inégalités
sociales et scolaires s'accroissent le plus. On laisse sur le côté 25  %
de notre jeunesse."

Boris Cyrulnik nous explique qu'on " a découvert que certains quartiers de ville produisaient de bons élèves, et d'autres produisaient des élèves en difficulté ". Il donne l'exemple de la République Démocratique
du Congo, qu'il a visitée, dont l'instabilité politique se répercute dramatiquement sur
l'enseignement public. "Quand l'état se fragilise, l'enseignement public s'effondre , explique Boris Cyrulnik, et on voit apparaître le développement des écoles privées " au coût très élevé,
qui ne peut profiter qu'aux familles riches. 6.500 euros par an d'inscription pour un enfant congolais. C'est la même tendance en France, conclue le psychiatre et psychanalyste. "L'enseignement privé est une réponse adaptative à une dégradation sociale et à une défaillance de l'état... "

 

 

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