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franceinfo junior. En Colombie, sur la route avec les migrants vénézuéliens qui ont fui leur pays

Au micro de franceinfo junior, le journaliste de franceinfo Benjamin Illy raconte à des collégiens son reportage sur la route de l'exode avec des Vénézuéliens qui ont quitté leur pays. 

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Chaque jour, 35 000 Vénézuéliens traversent le pont-frontière Simon Bolivar, entre la Colombie et le Venezuela pour fuir leur pays.
Chaque jour, 35 000 Vénézuéliens traversent le pont-frontière Simon Bolivar, entre la Colombie et le Venezuela pour fuir leur pays. (BENJAMIN ILLY / RADIO FRANCE)

C'est une grave crise migratoire que connaît le Venezuela et elle se ressent particulièrement dans la région de Cùcuta, à la frontière avec la Colombie. Des Vénézuéliens prennent ce passage pour quitter leur pays, parfois à bout de force. C'est là que s'est rendu début septembre le journaliste de franceinfo Benjamin Illy. De retour de Colombie, il raconte son reportage à des élèves de sixième, venus du collège Hélène Boucher à Voisins-le-Bretonneux pour enregistrer l'émission franceinfo junior. 

Au micro, c'est Kévin qui pose la première question : "Qu'est-ce qu'il se passe au Venezuela en ce moment ?" demande le collégien au micro. "Il y a des pénuries, les gens ont faim, c'est pour ça qu'ils partent en masse. Il n'y a pas assez d'aliments dans les magasins, les rayons sont vides. Il n'y a pas assez de médicaments aussi dans les hôpitaux, on a beaucoup de mal à se soigner. C'est en tout cas ce que nous décrivent les migrants qu'on a rencontrés sur cette route de l'exode, ça veut dire que les gens quittent leur pays pour trouver un futur meilleur ailleurs", répond Benjamin Illy.

"Le Venezuela est à terre" : à la frontière avec la Colombie, des centaines de milliers de Vénézuéliens fuient la crise

Avec Benjamin Illy, les apprentis journalistes ont écouté son reportage à la frontière entre Colombie et Venezuela. Au micro, les enfants racontent ce qui les a le plus interpelé : les migrants qui se font voler leurs affaires sur la route, le long trajet des migrants... L'occasion pour eux d'échanger avec le journaliste sur les conditions du tournage et de ses rencontres, comme celle avec une maman et sa fille de trois ans qui marchaient sur la route, dans le froid. "Ces Vénézuéliens avaient besoin de parler, d'alerter entre guillemet sur ce qui se passe dans leur pays", explique-t-il. 

Colombie, pays d'accueil des migrants vénézuéliens

Tom se demande si des parents ont mis leurs enfants dans des camions pour traverser plus vite le pays. Ismaïl de son côté interroge Benjamin Illy sur leur destination : "Est-ce que vous savez pourquoi les Vénézuéliens ne s'arrêtent pas en Colombie ?" Le journaliste explique qu'une partie des migrants s'arrête en Colombie, "d'ailleurs c'est le pays qui accueille le plus de migrants venezuéliens." Il y en aurait près d'un million installés en Colombie, précise-t-il. 

Erin de son côté s'interroge sur un point plutôt pratique : "Comment vous faisiez pour comprendre ce qu'ils disaient ?" Et Benjamin Illy de répondre en VO et dans un sourire : "Yo hablo espanol [je parle espagnol]", mais il précise qu'il était parfois accompagné d'un habitant de la région, qui lui servait à la fois de guide et de traducteur. 

Maxence questionne le reporter sur la situation des habitants sur place : "Y-a-t-il beaucoup de Vénézuéliens qui meurent de faim ?" Benjamin Illy lui explique : "C'est difficile de te répondre parce que c'est difficile pour les journalistes d'obtenir un visa, qui permet de travailler tranquillement au Venezuela. J'ai posé la question directement aux gens, 'est-ce que vous avez vu des personnes qui mouraient de faim au Venezuela ?'. À chaque fois la réponse était la même : oui." Tom se demande alors si les autres pays alentours donnent de l'aide au Venezuela. "Récemment, des pays d'Amérique latine se sont réunis à Quito, en Equateur, pour essayer de trouver une solution face à cette crise migratoire. Ils ont demandé au Venezuela, à Nicolas Maduro le président, d'accepter l'aide humanitaire internationale, pour l'instant, pas de réponse, explique le journaliste. Le gouvernement venezuélien a dit : pour nous, il n'y avait pas pas vraiment d'exode, pas de crise migratoire, c'est une manipulation qui vient de l'étranger, de l'opposition politique de droite au Venezuela."

► ►  Pour écouter en entier l'échange entre le reporter Benjamin Illy et nos apprentis journalistes sur la crise migratoire au Venezuela, vous pouvez réécouter l'émission franceinfo junior du jour sur cette page.

► Les élèves de cette classe ont enregistré leurs émissions depuis un studio de Radio France, dans le cadre des ateliers "La rédaction de franceinfo junior". Pour participer avec votre classe, vous trouverez ici toutes les prochaines dates d'ateliers et les infos pour vous inscrire.

Le reporter Benjamin Illy répond aux questions des jeunes journalistes de franceinfo junior, élèves en sixième, depuis un studio de Radio France, le 12 septembre. 
Le reporter Benjamin Illy répond aux questions des jeunes journalistes de franceinfo junior, élèves en sixième, depuis un studio de Radio France, le 12 septembre.  (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Cette semaine sur franceinfo junior

► Lundi, des enfants ont posé des questions sur l'affaire Benalla

► Mardi, franceinfo junior a expliqué aux enfants ce qu'est la Ligue des champions

► Mercredi, des collégiens ont posé des questions sur l'aide apportée aux victimes de terrorisme

Chaque jour, 35 000 Vénézuéliens traversent le pont-frontière Simon Bolivar, entre la Colombie et le Venezuela pour fuir leur pays.
Chaque jour, 35 000 Vénézuéliens traversent le pont-frontière Simon Bolivar, entre la Colombie et le Venezuela pour fuir leur pays. (BENJAMIN ILLY / RADIO FRANCE)