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Comment la sécurité rapprochée du chef de l'Etat est-elle assurée ?

Il veut être le président "normal". Mais sa fonction fait de lui un homme en dehors de toute normalité. François Hollande doit donc, comme ses prédécesseurs, composer avec les impératifs de sa sécurité rapprochée, assurée par les 60 hommes et femmes du GSPR (Groupement de sécurité de la présidence de la République).
Article rédigé par Gilles Halais
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
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Le GSPR a été créé au tout début du premier septennat de François Mitterrand, en 1983. Composé de gendarmes, puis de gendarmes et policiers, il est aujourd'hui dirigé, pour la première fois de son histoire, par une femme : la commissaire Sophie Hatt.
Sous ses ordres, 40 policiers d'élite et 20 gendarmes issus du GIGN (Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale). Des hommes et des femmes prêts à donner leur vie pour sauver celle du chef de l'Etat.

Gardes du corps, chauffeurs, motards, tireurs d'élite, plongeurs... Leur sélection est très sévère, leur formation longue, et leur mission éprouvante, physiquement et moralement. 

Il faut dire que trois des prédécesseurs de François Hollande ont été victimes d'attentat ou d'agressions.
Après l'attentat manqué du Petit-Clamart (Hauts-de-Seine) en 1962, la sécurité du général De Gaulle est assurée par quatre policiers surnommés "gorilles" en raison de leur carrure. Le 14 juillet 2002, un homme, Maxime Brunerie, tente d'abattre le président Jacques Chirac sur les Champs-Elysée. Plus récemment, lors d'un bain de foule, un homme empoigne la veste du président Nicolas Sarkozy.

Pour répondre aux questions des abonnés à Mon Quotidien :  Denis Roux, colonel de gendarmerie à la retraite. Le colonel Roux a fait partie du GSPR durant 15 ans, sous François Mitterrand et Jacques Chirac. Il a même été le commandant de cette unité d'élite de 1999 à 2002.
Au micro : Benjamin de l'Eure, Sara du Val-de-Marne et Camille de la Seine-Maritime.

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